Saint-Valentin : Entre célébration de l’amour et pression sociale, la rue partage ses avis

Le jeudi 12 février 2026, nous avons tendu notre micro à plusieurs citoyens afin de recueillir leurs perceptions sur la célébration de la Saint-Valentin. Entre adhésion, réserve et critique, les avis divergent quant au sens réel de cette journée dédiée à l’amour.
Pour Adama Kaboré, écrivain rencontré dans le quartier Somgandé, la Saint-Valentin n’est pas un problème en soi. C’est plutôt l’usage qui en est fait qui interroge.
« Consacrer une journée à l’amour n’est pas mauvais en soi. Témoigner à sa moitié ce que l’on ressent est une belle chose. Mais on n’a pas besoin d’attendre une seule journée pour prouver son amour. Cela peut et doit se faire au quotidien », explique-t-il.

Toutefois, l’écrivain déplore la pression sociale autour de cette fête, évoquant des situations parfois extrêmes. « On entend que des couples se sont séparés parce qu’un partenaire n’a pas offert de cadeau le jour de la Saint-Valentin.
Penser que l’absence de présent signifie l’absence d’amour, c’est une compréhension très étriquée de la chose », dit-il.
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Un regard plus réservé est partagé par Ange Brlemsigri, étudiante rencontrée alors qu’elle faisait ses courses. Pour elle, la Saint-Valentin n’est pas une nécessité.
« Ce n’est pas obligé. Même si on m’offre un cadeau, ça peut me toucher, mais selon moi, on ne devrait pas forcément fêter la Saint-Valentin », confie-t-elle.

À l’opposé, certains citoyens estiment que le 14 février conserve toute sa valeur symbolique. C’est le cas de Ousseni Kiemdé, livreur croisé aux alentours de Koulouba. « La Saint-Valentin, c’est pour montrer à ceux qu’on aime qu’ils comptent.
Ça peut être ta femme, ta maman ou quelqu’un de cher. Comme le mariage, on enlève un jour spécial dans l’année pour marquer le coup », soutient-il.

Dans le même esprit, Ephraïm Koné, juriste résidant à Tanghin, voit en cette fête une opportunité pour les couples de se retrouver. « C’est une bonne initiative pour ceux qui sont amoureux.
Tout le monde n’a pas toujours l’occasion de sortir ensemble. Le 14 février permet au moins de se prouver mutuellement ses sentiments », estime-t-il.

Au final, entre fête de l’amour, liberté individuelle et pression sociale, la Saint-Valentin continue de susciter des avis contrastés.
Une chose semble toutefois faire consensus : au-delà du 14 février, l’amour se démontre surtout dans les gestes du quotidien.
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Aurelle KIENDREBEOGO
Burkina 24




