Pétrole au-dessus de 100 dollars : Les marchés asiatiques chutent sur fond de tensions au Moyen-Orient

Les marchés financiers asiatiques ont ouvert en nette baisse ce lundi 30 mars 2026, tandis que les prix du pétrole poursuivent leur envolée, avec le baril de WTI franchissant à nouveau la barre symbolique des 100 dollars, informe La presse Ca.
À Tokyo, l’indice Nikkei a chuté de plus de 5 % en début de séance, avant de limiter ses pertes à -4,57 %. À Séoul, le Kospi reculait de 3,13 %, dans un contexte de fortes incertitudes géopolitiques. D’autres places financières ont également enregistré des replis : Sydney (-0,9 %), Taipei (-2,14 %) et Hong Kong (-1,55 %).
Cette nervosité des investisseurs s’explique par l’intensification du conflit au Moyen-Orient, marqué notamment par l’entrée des rebelles houthis et les craintes d’une implication militaire directe des États-Unis.
« La persistance des tensions au Moyen-Orient continue de peser sur les marchés actions », a indiqué Keita Yamaguchi, analyste chez Monex.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé Washington de préparer une offensive terrestre, après le déploiement d’un navire de guerre américain transportant environ 3 500 soldats dans la région.
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Quelques minutes après l’ouverture des marchés, le baril de WTI progressait de 3,5 % à plus de 103 dollars, avant de se stabiliser autour de 101,73 dollars. Le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, grimpait quant à lui à près de 115 dollars le baril.
Les marchés restent particulièrement attentifs à la situation dans le détroit d’Ormuz, toujours bloqué de facto par l’Iran. Ce passage stratégique assure habituellement le transit d’environ 20 % du pétrole mondial.
Les inquiétudes se sont accentuées après des frappes revendiquées par les rebelles houthis du Yémen, qui ont déclaré avoir lancé des missiles et drones contre des cibles en Israël. Une escalade qui fait craindre une extension du conflit vers la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, par lequel transite près de 12 % du commerce mondial.
« Toute perturbation significative du trafic maritime pourrait entraîner une nouvelle flambée des prix du brut », avertit Chris Weston, analyste chez Pepperstone.
Dans ce climat d’incertitude, l’or progressait légèrement de 0,23 %, à environ 4 504 dollars l’once, sans pour autant retrouver son rôle traditionnel de valeur refuge. Le métal précieux reste en recul de plus de 15 % par rapport à son pic de mars, pénalisé par les craintes d’inflation et la perspective de nouvelles hausses de taux d’intérêt.




