Le Niger veut s’appuyer sur le centre commando de Pô pour former ses troupes
Au carré d’armes du Centre national d’entraînement commando (CNEC) sis au Camp Thomas Sankara de Pô, il s’est tenu, le jeudi 23 avril 2026, la cérémonie officielle de fin de stage de qualification des instructeurs, moniteurs et aides-moniteurs des techniques commandos.
96 stagiaires, dont 36 Nigériens et 60 Burkinabè ont été formés pendant 8 semaines soit 2 mois à différentes techniques, faisant d’eux des commandos aguerris aux combats et à la défense de la patrie et de l’espace confédéral AES.

Présent aux côtés du Général de brigade, Chef d’état-major général des armées (CEMGA) du Burkina Faso, Moussa Diallo, président de la cérémonie, le Général de brigade de l’armée de terre de la République du Niger, Mamane Sani Kiaou, a exprimé son ressenti.
« C’est un réel plaisir pour moi d’être ici à Pô dans le cadre de cette cérémonie. Pour la première fois, nous avons des instructeurs d’ici, des moniteurs, des aides-moniteurs. Et ça, ça a été le fruit de la collaboration entre l’armée de terre du Niger et l’armée de terre du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Il a aussi adressé ses remerciements à son homologue burkinabè, pour les places offertes, pour la qualité de la formation donnée. Il a également demandé au Chef d’état-major de l’armée de terre du Burkina Faso de transmettre les remerciements des plus hautes autorités nigériennes aux autorités burkinabè.
Pour Mamane Sani Kiaou, les 36 Nigériens formés viendront faciliter davantage la coopération avec les unités commandos à la frontière avec le Burkina Faso. « On a une unité commando qui est à la frontière du Burkina Faso. Elle va pouvoir coopérer avec les unités burkinabè plus facilement », a-t-il fait savoir la plus-value des nouveaux formés.
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Il a par ailleurs fait part de sa volonté de s’appuyer sur le CNEC de Pô pour la formation de ses éléments. « Je suis moi-même issu de l’académie de Pô. Je connais donc l’importance du centre, la qualité, l’excellence de sa formation.
Je lui ai demandé de nous prévoir encore d’autres places, puisqu’on n’a pas encore de centre d’entrainement commando. On veut vraiment s’appuyer sur ce centre pour former des gens aguerris pour pouvoir lutter efficacement contre le terrorisme dans notre espace AES », a-t-il informé.
Tambi Serge Pacôme ZONGO
Burkina 24




