Violences sociétales et accusations de sorcellerie : Un colloque international ouvre le débat à Ouagadougou

Accusations de sorcellerie, violences sociétales, exclusions, vulnérabilité, autant de maux qui fracturent les populations africaines et autres. Du 22 au 23 mai 2026 à Ouagadougou, l’Institut des sciences des sociétés (INSS) abrite un colloque international, initié par la commission nationale burkinabè pour l’UNESCO, l’INSS, et l’Université Joseph Ki-Zerbo, pour analyser ces fléaux et proposer des solutions endogènes et durables.

« Le Burkina Faso est en situation de crise multiple, crise sociopolitique et sécuritaire. Dans cette perspective, l’INSS doit apporter sa contribution à la pacification des ordres sociaux au Burkina et dans le Sahel », a fait savoir Dr Aoua Carole Bambara/Congo, directrice de l’Institut des sciences des sociétés (INSS).

Dr Aoua Carole Bambara, directrice de l’Institut des sciences des sociétés (INSS)

Ce colloque international se tient sous la thématique « Violences sociétales, exclusions, vulnérabilités et culture en Afrique et dans le monde », avec un focus particulier sur les accusations de sorcellerie. Pendant deux jours, les 22 et 23 mai 2026, ce colloque va se pencher à l’analyse en profondeur des racines historiques, arthrologiques et socioculturelles des violences liées aux accusations de sorcellerie.

Et aussi de comprendre les dynamiques d’exclusion et de vulnérabilité, et de proposer des stratégies de résilience et des solutions endogènes adaptées aux réalités africaines. « Ce forum est le fruit d’une étroite synergie entre la Commission nationale pour l’UNESCO, l’INSS/CNRST et l’Université Joseph Ki-Zerbo.

Cette dynamique traduit notre conviction que la production scientifique de qualité repose sur le dialogue institutionnel et la mutualisation des compétences », a affirmé Dr Didié Zida, représentant le président du Centre National de Recherche des Sciences et Technologies (CNRST).

Dr Zida Didier

Il a rappelé que l’événement s’inscrit parfaitement dans les objectifs du programme MOST de l’UNESCO, qui encourage l’interface entre la recherche, les politiques publiques et la société civile.

« Comprendre les origines, les dynamiques évolutives et les logiques sociales qui soutiennent les accusations de sorcellerie est important. Il nous faut explorer les racines historiques du phénomène, depuis la société précoloniale jusqu’aux transformations induites par la colonisation et la modernité », a-t-il ajouté.

Sur la question du déroulement de ces 48 heures, Dr Vincent Sédogo, président du comité d’organisation de ce colloque, a détaillé un programme riche et varié. « Nous avons reçu plus de soixante communications venant du monde entier, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique », s’est-il félicité. Ces communications, a-t-il signifié, seront articulés autour de quatre axes majeurs.

Dr Vincent Sédogo, président du comité d’organisation de ce colloque

En complément de ces communications, Dr Vincent Sédogo a fait savoir de la tenue de trois tables rondes. « Il était important que la communauté scientifique se penche sur ce sujet pour mener des réflexions et voir dans quelle mesure nous pouvons apporter des solutions idéales aux acteurs politiques, administratifs, mais aussi aux communautés », a conclu le Dr Sédogo.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page