Développement du nucléaire en Afrique : Dr Lassina Zerbo annonce la création d’une coalition mondiale de la philanthropie
L’ancien Premier ministre burkinabè, Dr Lassina Zerbo, conseiller du président rwandais, Paul Kagamé, en charge de l’énergie, a annoncé le mercredi 20 mai 2026, lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Sommet sur l’innovation dans le domaine de l’énergie nucléaire pour l’Afrique (Neisa), la création de la Coalition mondiale pour la philanthropie nucléaire dirigée par la Fondation Rockefeller et le Temasek Trust.
Lors de sa communication à la cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du Sommet sur l’innovation dans le domaine de l’énergie nucléaire pour l’Afrique (Neisa) qui se tient à Kigali, la capitale du Rwanda, jusqu’au 21 mai 2026, Dr. Lassina Zerbo a déclaré que la réussite du déploiement de l’énergie nucléaire dépend de la capacité à transformer les ambitions politiques en projets concrets et financés.
Pour lui, l’avenir nucléaire de l’Afrique au XXIe siècle ne ressemblera pas à l’industrie nucléaire du XXe siècle, car, explique-t-il, les réacteurs modulaires de petite taille et les microréacteurs modulaires sont des changeurs de jeu. Cette technologie offrirait une modularité accrue, une sécurité renforcée, des délais de construction plus courts et une meilleure adaptation à notre infrastructure électrique.
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Lassina Zerbo, ancien Premier ministre du Faso, sous le président Kaboré, a fait savoir que les plus grandes entreprises technologiques du monde, Microsoft, Google, Amazon et Meta, investissent désormais massivement dans l’énergie nucléaire.
La raison : « Parce que l’intelligence artificielle et les centres de données nécessitent des quantités énormes d’électricité stable. Les géants du numérique ont compris une vérité essentielle. Il n’y aura pas d’intelligence artificielle puissante sans une énergie fiable, modulable et décarbonée », a-t-il confié.
Selon lui, il n’y aura pas de souveraineté numérique africaine sans souveraineté énergétique africaine. Toutefois, le nerf de la guerre, à savoir, le financement, reste le défi central.
Les projets, affirme-t-il, restent fragmentés et de nombreux pays manquent encore de l’écosystème institutionnel nécessaire pour passer de l’ambition politique à des projets bankables. « Notre objectif ici à Kigali n’est pas simplement de discuter de l’énergie nucléaire. Il s’agit d’aider à transformer l’ambition africaine en des voies crédibles et investissables », a souligné Lassina Zerbo.
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Pour ce faire, nous devons, selon lui, renforcer les mécanismes de financement, les partenariats public-privé, la capacité réglementaire et la coopération. « Et dans cet esprit, je suis particulièrement heureux d’annoncer ici qu’à Neisa, la création de la Coalition mondiale pour la philanthropie nucléaire dirigée par la Fondation Rockefeller et le Temasek Trust », a annoncé M. Zerbo.
Cette coalition, explique-t-il, reflète une reconnaissance internationale croissante du fait que l’énergie nucléaire n’est pas seulement une question technologique ou industrielle mais également une question de développement, de gouvernance et de souveraineté stratégique.
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