Ghana : Le gouvernement veut prolonger le mandat présidentiel de 4 à 5 ans
Au Ghana, le gouvernement a donné son accord de principe à une réforme visant à prolonger le mandat présidentiel de quatre à cinq ans, une mesure issue des recommandations de la commission chargée de réviser la Constitution de 1992.
L’information a été annoncée jeudi 30 juillet 2026 par le ministre de la Justice, Dominic Ayine. Selon lui, l’exécutif soutient plusieurs propositions formulées par la commission, estimant qu’elles permettront d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de renforcer la stabilité institutionnelle.
Pour les autorités ghanéennes, un mandat de quatre ans offre une marge de manœuvre limitée aux dirigeants. « Les premiers mois de chaque administration sont consacrés aux questions de transition, et la dernière année est en grande partie accaparée par les élections », a expliqué le ministre de la Justice.
Avec un mandat porté à cinq ans, le gouvernement estime disposer de davantage de temps pour mettre en œuvre ses engagements et conduire ses réformes. La durée du mandat des députés devrait également être alignée sur celle du président de la République.
La réforme constitutionnelle ne concerne pas uniquement la durée des mandats. Le gouvernement souhaite également revoir les conditions d’accès à la magistrature suprême.
Actuellement fixé à 40 ans, l’âge minimum requis pour briguer la présidence pourrait être abaissé à 35 ans. Cette proposition est toutefois différente de celle formulée par la commission, qui préconisait un seuil de 30 ans.
Lire également 👉Ghana : Les « bouquets d’argent » et les jets de billets désormais passibles de prison
Pour l’exécutif, cette évolution vise à favoriser une plus grande implication des jeunes dans la vie politique tout en maintenant une exigence d’expérience pour les candidats.
Le gouvernement a également approuvé le principe d’un changement du calendrier électoral. Les élections présidentielles pourraient désormais se tenir durant la première semaine de novembre, afin de garantir une période suffisante entre la proclamation des résultats et l’investiture du nouveau président prévue le 7 janvier.
Une commission sera chargée de préparer les projets de loi d’amendement nécessaires, avec une échéance fixée à octobre 2026. La réforme relative à la limitation des mandats présidentiels devra ensuite être soumise à un référendum national en 2027.
Selon les règles constitutionnelles en vigueur, l’adoption de cette réforme nécessitera une participation d’au moins 40 % des électeurs inscrits et un vote favorable d’au moins 75 % des suffrages exprimés.
Depuis l’adoption de sa Constitution en 1992, le Ghana est considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest. Cette réforme pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans l’évolution de son système politique.




