Moussa Yedan sociétaire de Al Ahly d’Egypte : « je n’ai pas remplacé Aboutreika »

L’ancien joueur de l’Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) Moussa Yedan, passé par le Coton Sport de Garoua a signé recemment à Al Ahly d’Egype, club vainqueur de la Ligue des champions d’Afrique. Le Burkinabè dans cet entretien revient sur son transfert en Egypte et ses ambition avec son nouveau club.

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Moussa Yedan a franchi un nouveau cap dans sa carrière en signant à Al Alhy. Ici, Yedan sous les couleurs du Coton Sport de Garoua
Moussa Yedan a franchi un nouveau cap dans sa carrière en signant à Al Alhy. Ici, Yedan sous les couleurs du Coton Sport de Garoua

Vous venez de signer au club Al Ahly d’Egypte, champion d’Afrique, comment est ce que vous avez atterri dans ce club ?

J’ai été contacté lors du match aller de la demi-finale par le directeur sportif de Al Ahly. En préparant la rencontre des demi-finales, ils avaient déjà visionné les matches et m’avaient contacté. On s’est donné rendez-vous au match retour. A la fin de la rencontre, le club m’a approché. Ils m’ont fait une proposition. J’en ai parlé à mon agent. Ils ont entamé les négociations qui m’ont permis de signer pour ce club.

Selon les  informations, vous avez été recruté pour remplacer Mohamed Aboutreika. Est-ce vraiment le cas ?

Non. Ce n’est pas vraiment le cas. Aboutreika est un grand joueur et il faut travailler pour arriver à son niveau. C’est vrai que c’est le seul joueur qui quittait le groupe. Je prends sa place dans le groupe mais pas sur le terrain.

Vous n’étiez pas qualifié pour disputer le championnat. C’est le cas désormais. Comment s’est passé votre match ?

Tout se passe bien. J’ai joué mon premier match la semaine passée avec le groupe. Je n’étais pas encore bien physiquement. C’est vrai je me suis bien senti. J’ai été aidé par le groupe. Ils m’ont aidé à bien m’intégrer. J’ai fait seulement deux semaines d’entraînement. Je dois encore travailler pour arriver au niveau des autres.

Le fait que dans la presse, on annonce que vous devez remplacer Aboutreika, ne pèse pas sur trop sur vous?

C’est l’encadrement technique qui sait pourquoi ils m’ont fait venir. Je ne joue pas le même poste que lui. Ce n’est pas un poids pour moi parce qu’on n’a pas le même profil.

En partant dans l’un des plus grands clubs d’Afrique, quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés ?

C’est d’abord m’imposer dans mon club et faire de bonnes compétitions. Je suis venu trouver une équipe solide, c’est à moi de me battre pour mériter la confiance de tout le monde en aidant le club à atteindre ses objectifs. Cela pour montrer que ce n’est pas pour rien qu’ils m’ont fait venir en Egypte.

Ensuite, je vais tout faire pour avoir une place en équipe nationale. C’est l’un de mes principaux objectifs : travailler pour avoir ma place dans le onze nationale. On verra ce que Dieu va faire. Sinon, je vais tout faire pour donner une bonne impression. Je suis parmi les grands, des joueurs connus dans toute l’Afrique. C’est à moi de battre

Il y a aussi le défit de la Ligue des champions, ce serait un autre challenge puisque avec Coton Sport de Garoua, vous avez raté la qualification en finale devant Al Ahly.

C’est juste. Nous ne jouons pas les préliminaires de cette compétition, donc on attendra de voir qui sont nos adversaires. Je veux aider le club à conserver son trophée.

Vous avez joué à Coton Sport de Garoua au Cameroun, quelle comparaison vous faîtes des deux championnats ?

Le championnat… C’est vraiment du football. Physiquement, ils sont bien et techniquement ils sont bien. En Egypte, il faut d’abord être technique. Si tu n’es pas technique, tu auras du mal à t’imposer. Au Cameroun, c’est la physique qui domine. Il faut être physiquement prêt.

Et avec celui du Burkina?

Le championnat burkinabè est bien. Vous-même vous le suivez. Vous constatez que ce sont des jeunes de plus en plus qui jouent. Cela fait que le niveau du championnat ne progresse pas. On est toujours au même niveau. Avant c’était des joueurs qui connaissaient bien le football. Aujourd’hui, ce ne sont que des jeunes. Je connais des gens qui n’ont même pas fait trois ans dans un centre de formation qui jouent en première division. Si cela continue comme ainsi, ce ne serait pas bien pour le football burkinabè.

Boukari OUEDRAOGO

entretien réalisé avec Radio Liberté

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Un commentaire

  1. A qui la faute si les jeunes Burkinab? ne passent pas trop de temps dans les centres de formation?sachez que les couts y sont insoutenable pour ces jeunes qui n’ont en general aucun revenu.la plus part du temps la famille ne s’y interesse que quand les revenus commences a tomber.
    Avec tout cela,c’est le championnat qui recoit un coup..niveau bas et sans et sans progression.Il y’a encore baucoup a faire.vivement que l’on prenne conscience..

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