La Crimée : En marche pour la Russie

Démonstration de force prorusses à Donetsk
Démonstration de force prorusses à Donetsk
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Le parlement local de Crimée a choisi ce lundi 17 mars 2014 la voie du rattachement de la péninsule à la Russie à l’issue de vote référendaire de la veille dimanche, au détriment de l’Ukraine et de l’Europe.

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En effet, le ‘’oui’’ l’a remporté à 96,77% des voix, consacrant ainsi la séparation de cette région de l’Ukraine dans un contexte de tensions diplomatiques et économiques entre les grandes puissances.

De son côté la Crimée a annoncé certaines mesures parmi lesquelles le changement de fuseau à l’heure de Moscou, le changement de monnaie, la nationalisation de tous les biens de l’Etat ukrainien se trouvant sur le territoire de la péninsule, la dissolution des unités militaires ukrainiennes présentes en Crimée.

C’est sans conteste donc que le vote s’est déroulé même si les Européens et les occidentaux le qualifient de tous les noms. Le choix du rattachement à Moscou, naturel pour Vladimir Poutine, a exacerbé la position occidentale.

Les sanctions à l’encontre de personnalités criméennes et russes se sont intensifiées, le fossé entre l’est et l’ouest risque de se creuser davantage dans un monde où les deux pôles semblent aux antipodes.

Sanctions économiques, gels d’avoirs, interdiction des visa de l’union européenne, sont entre autres sanctions qui semblent ne pas rencontre les résultats attendus, car le fait est accompli. Et celles-ci peuvent être contre productives et/ou produire l’effet contraire.

A Londres, la City, point d’ancrage des oligarques russes, on redoute déjà de faire les frais des sanctions européennes contre la Russie.  Pendant ce temps les retraits massifs de capitaux s’opèrent, les exportations des services financiers « made in Britain » en Russie baissent.

En Ukraine même, au siège du constructeur d’avions Antonov, dont 30% à 60% des composants sont en effet d’origine russe, appartenant à l’Etat ukrainien, on redoute que les relations avec Moscou continuent de se dégrader, voire s’interrompent.

Du reste, l’Europe aurait également besoin du gaz russe et Moscou n’a pas encore répliqué aux sanctions prises par les Européens en son encontre.

Boureima LANKOANDE

Pour Burkina 24

source:rfi

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