Eau potable en milieu urbain : L’ONEA affiche des chiffres au vert

En matière d’approvisionnement en eau potable en milieu urbain,  le 6e comité de supervision des activités de l’ONEA (Office national de l’eau et de l’assainissement), tenu ce 20 juin 2014, s’est vu présenter des chiffres positifs en comparaison des prévisions faites sur 2015. Des chiffres qui ne cachent cependant pas  le déficit que l’ONEA compte résorber en 2016 avec la phase II du projet  Ziga.

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Les résultats au 31 décembre 2013 dans le secteur de l’approvisionnement en eau potable, présentés par le Directeur général de l’ONEA, Yamba  Harouna Ouibiga, et ses collaborateurs au 6e comité de supervision des activités de l’ONEA, ce vendredi, sont au vert par rapport aux  Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à atteindre en 2015.

La capacité de production en eau potable a atteint 64 320 m3 pour une prévision de 64 863 m3 en 2015. La capacité de stockage est de 28 700 m3 pour un objectif à atteindre de 28 000 m3 en 2015. La longueur du réseau est de 3 407 km pour une prévision de 3 227 km et le nombre de branchements est de 198 028 pour 172 096 prévus.

Cependant, malgré ces chiffres, l’ONEA avait annoncé un déficit en fourniture d’eau principalement dans la zone de la capitale burkinabè dans les périodes de février et  juin et ce, jusqu’en 2017.

A la conférence de presse donnée à la fin de la réunion du comité ce vendredi, Yamba Ouibiga et ses collaborateurs ont indiqué que la principale réponse à ce déficit, à savoir la phase II du projet Ziga, est en cours d’exécution.

 L’année 2014 est consacrée à la signature des conventions de financements du projet qui a besoin de 104 milliards de F CFA pour la mise en place d’infrastructures de production et de distribution d’eau pour l’horizon 2030.

« Mais nous travaillons déjà avec nos partenaires à la solution après Ziga II », ajoute Yamba Ouibiga, pour qui  il faut assurer la continuité du service dans l’approvisionnement en eau potable.

Harouna Ouibiga, DG de l'ONEA, avec quelques uns de ses collaborateurs (Ph : DR)
Harouna Ouibiga, DG de l’ONEA, avec quelques uns de ses collaborateurs (Ph : DR)

En attendant, des mesures d’urgence sont prises. Il s’agit notamment de l’installation d’une unité compact à Paspanga, de la réhabilitation d’une cinquantaine de forages et la création d’autres, la restructuration du réseau et une campagne d’information pour inciter les populations à économiser l’eau.

Ce dispositif, selon le Secrétaire général de l’ONEA, Dieudonné Sawadogo, devrait permettre aux habitants de la ville et ses périphéries d’avoir de l’eau en l’espace de 24 heures.

Mais en plus de ce déficit, l’ONEA a d’autres défis à relever en matière d’assainissement des eaux usées où, notamment, le nombre d’ouvrages d’assainissement des ménages exécutés est de 110 798 à la date du 31 décembre 2013 pour une prévision de 222 000 en 2015.

Les raisons, selon Dieudonné Sawadogo, les populations perçoivent moins la nécessité de l’assainissement. L’ONEA prévoit donc d’accentuer la sensibilisation afin que les citoyens expriment leurs besoins en matière d’assainissement.

L’office travaille également, dans un souci de proximité, avec les communes pour que celles-ci prennent en charge la construction des ouvrages d’assainissement. Enfin, Dieudonné Sawadogo ajoute que l’ONEA veut accroitre les financements afin d’avoir « le niveau des subventions requis ».

En rappel, au Burkina, selon les chiffres de 2013 de l’ONEA, l’accès à l’eau potable est estimé à 63% en milieu rural et 86 % en milieu urbain. Quant à l’accès en assainissement, il est estimé à 29% en milieu urbain à la même période.

Abdou ZOURE

Burkina24

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Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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