Diabré à propos de l’ex-majorité : « Ce sont nos adversaires, pas nos ennemis »

Le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, par ailleurs ancien chef de file de file de l’opposition a présenté ses vœux pour 2015 à la presse et au peuple burkinabè, ce 12 janvier. Deux aspects intéressants à noter dans son discours.

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D’abord, ses vœux à l’endroit de l’ex-majorité au pouvoir. Zéphirin Diabré a en effet adressé ses souhaits de santé à tous les Burkinabè, y compris les membres de l’ancienne majorité au pouvoir.

« En ces instants particuliers, nos pensées vont aussi vers les formations politiques de l’ancienne majorité, avec qui nous avons eu des divergences politiques fortes, auxquelles nous nous sommes durement confrontés autour de la question de la révision de l’article 37.

Ils sont nos adversaires. Ils ne sont pas nos ennemis, puisque nous sommes tous burkinabè et acteurs de la même scène politique. Nous souhaitons à leurs dirigeants, à leurs militants et sympathisants une bonne santé et une longévité »,  a déclaré l’un des nombreux acteurs qui ont réclamé le départ de Blaise Compaoré du pouvoir.

Sauf que … Mais les vœux s’arrêtent là. « Ils comprendront bien que nous ne pouvons pas leur souhaiter du succès dans leurs entreprises, sauf s’ils renoncent définitivement à leur manière de voir les choses, et rejoignent le camp de l’alternance et du vrai changement, ce  à quoi nous les invitons fortement », a en effet ajouté l’ancien chef de file de l’opposition.

La jeunesse au pouvoir en 2015. Ensuite, Zéphirin Diabré a axé son discours sur la jeunesse, sans qui, selon lui, toutes les entreprises de développement du Burkina seront vaines. Et il espère « qu’il soit dit un jour, que 2015 a été l’année où notre jeunesse  a pris réellement le pouvoir ! »  et cela « en faisant valoir ses aspirations, en faisant triompher ses idées, en imposant ses choix dans le débat national, et en investissant les responsabilités dans tous les domaines ».

Pour le président du parti du lion, il faudrait que cette jeunesse soit placée au centre de la démocratie « nouvelle » que le Burkina ambitionne de construire.

Culte de l’entreprenariat. Cette même place lui doit être également accordée dans l’économie. Cela passera, de l’avis de Diabré, par une jeunesse qui s’impliquera résolument dans l’entrepreneuriat et en s’agrippant moins aux emplois étatiques.

« Elle doit se convaincre une fois pour toute, qu’elle ne doit pas attendre tout de l’état, ni  croire qu’il n’y a pas d’autres possibilités dans la vie que d’être fonctionnaire de l’Etat », déclare-t-il.

Et Diabré rêve plus. « Notre jeunesse doit renouer avec les vertus de la liberté d’entreprendre, redécouvrir les charmes de l’esprit d’entreprise qui anime les acteurs économiques des pays émergents, voire haut et loin, et fournir un jour à notre pays un classe d’entrepreneurs qui, après avoir réussi sur place, iront racheter des entreprises à la bourse de New York, à celle de Londres ou de Tokyo! », projette-t-il.

La construction de ce nouveau Burkina, le président de l’UPC la voit sur un socle de valeurs qu’il résume dans le mot « Burkindlim ».

Pour ceux qui veulent une explication, voici ce qu’il en dit : « Nos ancêtres ont fondé la grandeur de notre nation sur certaines valeurs incarnées par ses hommes :la liberté, le patriotisme, le courage, le travail, l’excellence, l’intégrité, la sobriété, la patience, la justice, la solidarité. C’est cela les fondements du Burkindlim ! ».

Synthèse de Abdou ZOURE

Burkina24

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Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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