Mont Peko: Des plantations saccagées

Les occupants de la forêt du mont Peko et les autorités de Duekoué ne sont plus en odeur de sainteté. Cette révélation a été faite, ce lundi 12 janvier 2015, à Abidjan, par le vice-président du Conseil représentatif des populations du Mont Peko (CROMP), Sawadogo Mamadou qui était face à la presse.

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«Les infiltrés du parc du Mont Péko sont au bord de la révolte. Pour être allés à la gendarmerie de Duékoué dénoncer le jeudi 08 janvier dernier, les prélèvements de 100 F/kg de cacao sur leurs revenus, l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves a procédé le samedi 10 janvier, à la destruction des plantations de ceux qui sont allés se plaindre », a indiqué le vice-président du  Sawadogo Mamadou, vice-président du Conseil représentatif des populations du Mont Peko.

Toujours selon lui, après la destruction de leurs plantations par les agents de l’OIPR et en guise de représailles, ces derniers dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 Janvier se sont attaqués à des plantations appartenant à l’un de leur leader, Marius Ouédraogo.

« Marius Ouédraogo, et Vincent Bingouré contre qui, la plainte a été portée le jeudi dernier, à la gendarmerie sont les points focaux du Préfet de Duekoué dans la collecte des prélèvements des 100 FCFA dans les campements de Ponan Vahi et de Canada 1. Nous avons interpellé les autorités et l’opinion sur ce scandale qui implique le Préfet Sangaré Sory et les agents de l’OIPR en vain. Peut-être que le gouvernement attend qu’il y ait mort d’homme avant de régir », a-t-il poursuivi.

Sawagodo Mamadou s’insurgera davantage contre cette situation en s’interrogeant : « Comment peut-on expliquer raisonnablement que des planteurs décident de porter plainte contre Vincent Bingouré, l’un de leurs leaders pour des faits avérés et que l’OIPR s’autorise d’aller détruire leur plantation dans le parc au motif qu’ils n’auraient pas dû le faire, pendant que la gendarmerie assiste passive à cette injustice ?».

M. Sawadogo Mamadou a par ailleurs rappelé que si les infiltrés du parc du Mont Peko occupent encore provisoirement les lieux, l’explication se trouve dans le fait que l’Etat ivoirien et l’Etat Burkinabè ont décidé de la création d’une commission mixte en vue de traiter de cette question sensible.

«Dès l’instant où l’affaire est devenue politique, nous ne savons pas pourquoi le Préfet et l’OIPR peuvent décider de prélever 100FCFA/Kg de cacao alors qu’ils savent très bien que c’est avec ces ressources que les agriculteurs comptent partir des lieux pour se reconvertir ailleurs», a rappelé le conférencier.

Le parc national du mont Peko tient son nom de sa proximité d’avec le mont Péko qui culmine à plus de 1000 m. Le parc national du Mont Péko occupe une superficie de 34 000 ha à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il est l’un des 8 parcs nationaux du pays et est renommé pour sa végétation abondante.

Mandekro, Diallokro, Sawadogokro, Ouaga 2, Sokourani, voici quelques noms de campements qui regorgent de milliers d’habitants de la colonie burkinabè installée au Mont Péko.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant Burkina24 en Côte d’Ivoire.

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