Ecole de santé « Sainte Edwige »: 10 ans au service de la population, ça se fête !

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L’Ecole privée de santé «  sainte Edwige » commémore ses 10 ans du 31 octobre au 7 novembre 2015 sous le thème « La formation des professionnels de santé par le privé : défis et perspectives pour des agents compétents et consciencieux ». Plusieurs activités entrant dans le cadre de cette commémoration sont prévues, et anciens et nouveaux élèves apportent leur aide à la réussite de cette fête.

Pour la commémoration de son 10e  anniversaire, l’école de santé « Sainte Edwige » prévoit plusieurs activités au sein de l’établissement. Il s’agit de la délivrance d’actes médicaux gratuits pour la population, de conférences, d’une rue marchande,  des journées portes ouvertes pour des informations sur la santé, des prises de tension artérielle, des dépistages du cancer du col et du diabète et des dons de sang.

En 10 ans d’existence, l’école « Sainte Edwige» a mis 2620 agents sur le marché de la santé, des sages-femmes, des infirmiers d’Etat, des accoucheuses auxiliaires.

La notoriété de l’école est ressentie dans tout le pays. « J’ai initié une recherche. Les agents formés ici  sont présents dans les quatre coins du Burkina, et mieux, certains sont des responsables de centres de santé », explique Ilboudo Edwige, fondatrice de l’école « Sainte Edwige »

Pour elle, c’est un sacerdoce de bien former ses élèves, car dit-elle «  je suis burkinabè, si je vais dans une localité et je tombe malade, il se trouve que c’est un agent que j’ai formé qui doit me prendre en charge. Si je l’ai formé bien, je suis rassurée mais si je l’ai mal formé, je vais commencer à réciter mon chapelet, parce qu’il va m’envoyer 6 pieds sous terre !

Je suis du nord, si on envoie un mes infirmiers dans ma région, il ne faudra pas qu’il aille tuer mes parents. Bien les former est devenu mon sacerdoce ».

Sur la qualité de la formation, une ancienne élève, Sawadogo  Traoré Aissat,  témoigne :  « la formation n’a pas été de tout repos. Nous apprenons en théorie et en pratique. Mais elle m’a beaucoup apporté tant sur le plan social que sur le plan professionnel ».

En 10 ans l’école ne désemplit pas. De 14 élèves à ses débuts, elle accueille 1000 élèves aujourd’hui.

« Il y a des gens quand ils viennent et qu’on dit qu’il n’y a plus de place et qu’on leur dit d’aller voir ailleurs, ils nous disent qu’ils préfèrent  revenir l’année prochaine. C’est une satisfaction morale pour nous », explique la fondatrice.

Mais des efforts restent à faire sur le plan de la santé au Burkina «pour accompagner le ministère de la santé pour que le ratio infirmier population qui est de 1 pour 5 000 habitants, une sage -femme pour 5 000 femmes puisse être dans les normes de l’OMS ».

Toutefois, elle se dit être reconnaissante au ministère de la santé pour les services mis à leur disposition pour les stages, et pour son aide dans la résolution des problèmes rencontrés.

Quant au représentant du ministre de la santé, lisant le discours du ministre, il a félicité la fondatrice pour le sérieux et la rigueur dans ses travaux dont bénéficient la jeunesse et le ministère pour l’atteinte de son objectif.

Revelyn SOME

Burkina24

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