Grève des travailleurs de l’éducation secondaire dans la région du Centre-ouest

Les travailleurs de l’éducation du secondaire du centre ouest ont observé un arrêt de travail de 24 heures suivi d’un sit-in le vendredi 8 janvier 2016, pour protester contre ce qu’ils appellent le mutisme du directeur régional et celui du gouverneur de la région du Centre-ouest, ainsi que le laxisme du chef du personnel dans le traitement des dossiers de correction de salaire et d’indemnité. Ils sont allés remettre une déclaration au directeur régional des enseignements secondaire et supérieur du Centre-ouest.

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Selon le représentant des travailleurs, la gestion de la carrière des agents publics, notamment du secteur de l’éducation, va mal dans notre pays et la situation s’est aggravée avec la déconcentration des services de traitement des dossiers dans les régions.

Le constat qui se dégage est que la région du Centre-ouest est presque toujours et tristement, la dernière à affecter le personnel de l’éducation sur le terrain (stagiaires de l’E.N.S., recrutés sur mesures nouvelles etc.). En plus de cela, ces agents une fois sur le terrain peinent à obtenir leurs actes administratifs.

C’est pourquoi le mercredi 09 décembre dernier par exemple, selon toujours les représentants des travailleurs, le personnel de l’éducation de Saow et de Pella, sous la direction de la F-SYNTER ont observé un arrêt de travail de vingt-quatre (24) heures pour exiger le traitement de leurs dossiers de correction de salaires et d’indemnités et la délivrance de leur acte administratif de façon diligente.

Ces mouvements traduisent le ras-le-bol des travailleurs du MESS du Centre-ouest. Du reste, ils font suite à des multiples rencontres des structures syndicales de la région avec les autorités de la région en charge de la question, notamment le gouverneur et antérieurement l’ancien directeur régional.

Les secteurs SNESS et F-SYNTER du Boulkiémdé ont réaffirmé leur détermination à rester mobilisés pour la satisfaction de leurs revendications. C’est dans ce sens que s’inscrit cette grève de vingt-quatre heures suivie de sit-in.

Le directeur régional Y B Bonaventure MEDA
Le directeur régional Y B Bonaventure Méda

Ils ont condamné le mutisme du directeur régional et celui du gouverneur vis-à-vis des revendications des travailleurs, le laxisme et le mépris du chef du personnel dans le traitement des dossiers de corrections de salaire et d’indemnité. Ils ont mis en outre en garde les autorités de la direction régionale ainsi que les chefs d’établissement contre toute tentative d’intimidation ou de sanction à l’encontre du personnel actuellement en lutte pour leur cause.

Ils préviennent que le climat social dans le secteur de l’éducation au Centre-ouest dépend de la diligence à trouver des solutions à leurs revendications par les autorités.

Pour le directeur régional Y B Bonaventure MEDA, rencontré par Burkina24, il dit n’avoir jamais dormi avec une signature s’il est physiquement là. « Même s’il faut rester au bureau jusqu’à 2h du matin », dit-il.

Il prend à témoin certains de ses collaborateurs. Pour lui, ils sont dans une chaine et chacun fait de son mieux pour le traitement des actes administratifs et il se peut qu’à un moment donné il y ait des difficultés.

La région a été première au BAC, sixième au BEPC à la session de 2015 et ce sont des acquis qu’il ne voudrait pas voir partir en fumée. Il affirme qu’il fera de son mieux pour que les choses aillent plus vite, a-t-il conclu.

Michel YAMEOGO

Correspondant Burkina24 à Koudougou

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Rédaction B24

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