Rapatriement de Isaac Zida : « On n’en est pas encore là » (Roch Kaboré, ministre de la défense)

L’autorisation d’absence de l’ancien Premier Isaac Zida a expiré depuis le 19 février 2016.  Cela fait donc 107 jours que le général de division n’est pas rentré au bercail comme il aurait dû le faire. La question est ressortie à Dakar lors de la rencontre du Président du Faso avec les compatriotes. Mais, pour l’heure, le rapatriement n’est pas à l’ordre du jour.

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Le Président du Faso, par ailleurs ministre de la défense et chef suprême des armées, a une fois de plus déclaré qu’il est « indispensable et obligatoire » que le général de division et ancien Premier ministre rentre. « Quand on assume des responsabilités à un certain niveau, on a un devoir de rendre compte » a dit Roch Kaboré.

Le Chef suprême des armées attend du général des explications. Et pour cause. « Avant même son départ, confie encore le Président, les questions qui concernent la gestion aussi bien au niveau de la Présidence, qu’au la Primature, nous en avons discuté. Je lui ai dit qu’il était important, qu’il reste et qu’il prépare ses réponses avant de partir. Il a insisté pour me dire qu’il n’avait pas vu sa famille il y a longtemps et qu’il voulait 2 semaines pour y aller et qu’il serait de retour ».

De deux semaines, l’ancien Premier ministre devenu général de division, a mis plus de temps que celui qui lui a été accordé. Mais, le Chef suprême des armées ne parle pas pour l’heure d’ultimatum. « Il y a des règles primaires qui sont là, explique-t-il. Si, elles ne sont pas respectées, nous sommes obligés de considérer comme tout militaire que c’est une désertion en période de paix ».

Une lettre émanent du ministre de la défense a ainsi été envoyée au général afin qu’il s’exécute. Une lettre qui n’a pas manqué de réponse. « Nous avons reçu une lettre du Premier ministre nous demandant de le mettre en position d’évacuation sanitaire », a confié Roch Kaboré. L’évacuation médicale répondant à des règles, le ministre de la défense n’a pas consenti à la demande. « Nous n’avons pas de dossier médical. De quelle maladie s’agit-il ? Nous ne savons pas », déclare-t-il. Néanmoins, il lui souhaite un prompt rétablissement. « Nous considérons que c’est pas la bonne procédure pour faire trainer les situations inutilement », a dit le commandant en chef des armées.

A la question de savoir si une demande de rapatriement est-elle envisagée, le commandant en chef a répondu : « C’est une question de justice. On n’en est pas encore là ».

Oui Koueta

Burkina24

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Oui Koueta

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