Salifou Diallo : « L’Assemblée nationale n’acceptera pas qu’une loi vienne créer des problèmes à la population »

Le projet de loi sur les libertés religieuses a été retiré de l’ordre du jour de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Le Président du Parlement Salifou Diallo a donné plus de détails lors de l’ouverture de cette session, ce 9 janvier 2017.

Selon le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, « à l’ordre du jour de la session extraordinaire, il n’existe pas un projet de loi relatif aux libertés religieuses ». « En conférence des présidents ont a décidé de différer l’examen et même l’adoption de cette loi de l’ordre du jour de l’Assemblée jusqu’au mois de mars »,  a-t-il ajouté.

La conférence des présidents s’est tenue le 5 janvier 2017, a précisé le Président du Parlement. « Ce n’est pas une pression qui a fait retirer la loi »,  poursuit-il.

« La conférence des présidents a senti très vite que cette loi voulait causer des problèmes. Nous avons devancé les uns et les autres et nous avons différé la loi. Donc il n’y a pas de problème »,  a déclaré le président de l’Assemblée nationale. 

L’Assemblée n’acceptera pas

Il profite pour rassurer les communautés religieuses du Burkina Faso qu’aucune loi ne sera adoptée sur les libertés religieuses sans auparavant les associer. « L’Assemblée nationale n’acceptera pas qu’une loi vienne créer des problèmes à la population »,  affirme Salifou Diallo. Faisant allusion à la publication du communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), il ajoute que « si l’adoption de cette loi crée des problèmes, l’Assemblée nationale est souveraine pour la rejeter à tout moment ».

A noter par ailleurs que le gouvernement affirme également avoir demandé le retrait du projet de loi.

Pour ce qui concerne l’ordre du jour retenu  pour cette session extraordinaire, 4 projets de loi sont à examiner.  Il s’agit de celui portant autorisation de ratification de la convention sur la répression des actes illicites dirigés contre l’aviation civile internationale et du protocole additionnel à la Convention pour la répression de la capture illicite d’aéronefs, adoptés à Beijing, le 10 septembre 2010.

Le second projet de loi porte création d’une fonction publique territoriale au Burkina Faso. Le troisième porte création, organisation et fonctionnement des pôles judiciaires spécialisés dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée. Enfin, le quatrième projet de loi porte habilitation du gouvernement à ratifier par voie d’ordonnance des accords  de financement, des appuis budgétaires techniques et financiers.

Jules CESAR KABORE

Burkina24

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