Burkina : Les aides ménagères veulent se faire entendre

A l’orée de la journée internationale du travail, les aides ménagères  de quatre pays, le Burkina, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Bénin, se sont réunis à Ouagadougou pour un premier forum sous-régional pour réclamer le respect de leurs droits et la ratification de la convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) par leurs différents pays .

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Les différentes Associations de défense des droits des aides ménagères et domestiques (ADDAD) à Ouagadougou échangent du 29 avril au 1er mai 2017 sur leurs conditions de vie et de travail dans les ménages afin de trouver des solutions pour faire respecter leurs droits.

Zenabo Compaoré, présidente de l’ADDAD Burkina

« Nous les aides ménagères, nous subissons toutes sortes de violence de la part de nos employeurs. Au sortir de ce forum, nous voulons que nos droits soient respectés. C’est pourquoi nous avons invité les autorités pour trouver une solution », dit Zenabo Compaoré, présidente ADDAD Burkina.

Ils comptent se faire entendre. Ils useront donc de tous les moyens pour y parvenir. « Nous passerons de porte à porte, d’institution en institution,  s’il le faut pour nous faire entendre », laisse entendre Sitan Fofana, présidente ADDAD Mali.

Ils réclament la ratification de la convention 189 de l’OIT qui prône le travail décent pour toutes les couches sociales par tous les pays à l’image de la Guinée Conakry, seul pays à avoir ratifié la convention dans la sous-région et l’application du SMIG.

Le ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille reconnaissant cette problématique des aides ménagères, a bien pris le problème à bras le corps, dira son représentant Valentin Ouédraogo, en créant un centre de formation et de déplacement d’aides ménagères depuis 1994.

Cependant, la paie n’atteint pas  le SMIG. Mais, explique Valentin Ouédraogo, « il y a plusieurs autres contributions qui sont prises en compte et qui permettent de dépasser le SMIG. C’est sous contrat avec un minimum de 20 000 F CFA. Bous êtes hébergés, alimentés, soigné avec d’autres charges prises en compte par les employeurs ».

Il les invite à se former, à se faire mieux encadrer au lieu de travailler dans la clandestinité ou dans l’informel, à avoir des valeurs familialez, de respect, de solidarité, de soutien d’autrui et à améliorer leurs prestations pour se faire aimer par les employeurs .

Pendant ces trois journées, les aides ménagères et domestiques se pencheront sur les questions de leur travail et la rémunération, le travail des filles mineures, l’emploi des filles mères, la violences sur les aides ménagères et le renforcement du réseautage de l’ADDAD pour la satisfaction de leur revendication.

Revelyn SOME

Burkina24

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