Burkina : Universités et instituts de recherche bientôt interconnectés

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Le directeur général du réseau d’éducation et de recherche de l’Afrique de l’Ouest et du centre (WACREN en anglais) Boubacar Barry juge « pas acceptable » que le débit de la connexion des universités et instituts d’enseignement supérieur et de recherche soit équivalent à celui d’un ménage en Europe ou en Amérique. Résolument engagé à inverser la tendance, il a procédé à la signature d’une convention de financement avec FasoREN, le réseau national burkinabè. Il fonde l’espoir que d’ici la fin de l’année 2017, l’offre de 1 Gigabit/seconde soit une réalité au Faso.

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Le Burkina emboîte les pas au Mali, à la Côte d’Ivoire et au Togo. Il augmente ainsi à 14 le nombre d’Etats d’Afrique de l’Ouest et du Centre qui marquent leur adhésion à l’initiative Africa Connect2, financée par l’Union européenne à 80%, soit sur un total de 12 millions d’euros.

Le financement des 20% du projet incombe aux pays qui ont adhéré à l’initiative, c’est-à-dire les NREN. La phase 1 a été expérimentée en Afrique de l’Est et australe. D’où l’offre de meilleure qualité d’Internet dans les pays de ces deux régions du continent par rapport à l’Afrique de l’Ouest. En effet, caricature le Pr. Stanislas Ouaro, président de l’Université Ouaga II et président du conseil d’administration de FasoREN, « quand vous prenez l’ensemble des universités publiques, le CNRST, nous n’avons pas plus de 50 mégas (50Mb/s) ».

En amenant le National research and education network (NREN) du Burkina en abrégé FasoREN, WACREN vise à « changer de manière radicale l’environnement numérique » des institutions d’enseignement supérieur et de recherche du Burkina Faso. Et pour cause, note Boubacar Barry, directeur général de WACREN, « les débits que nous avons  dans nos établissements représentent les débits des ménages en Europe et en Amérique ». Avoir le même débit qu’un ménage pour des institutions avec des dizaines de milliers d’utilisateurs, juge-t-il, « ce n’est pas acceptable » et « ça ne peut pas continuer ».

Boubacar Barry, le directeur général de WACREN expliquant le bien fondé de l’adhésion à l’initiative Africa Connect2

Pour faire du projet d’interconnexion une réalité d’abord entre les instituts de recherche et universités du Burkina et ensuite entre ceux du Burkina et des autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le directeur de WACREN attend davantage une implication de l’Office national des postes et des télécommunications (ONATEL). Selon ses explications, avec Togo Télécom, un accord a été trouvé pour « aller jusqu’à la frontière ».

Boubacar Barry a sollicité l’accompagnement du Pr. Ouaro pour rencontrer les responsables de l’ONATEL, parce que dit-il, « le problème que nous avons, c’est que de la frontière à Ouaga, ce que nous propose ONATEL est encore exorbitant ». Il y a urgence selon lui à parvenir à un accord au plus tôt. Selon son entendement, il relève aussi de la responsabilité des opérateurs de télécommunications d’accompagner les établissements supérieurs d’enseignement et de recherche mais également parce que c’est une question d’importance nationale.

Le président de l’Université Ouaga II a émis le vœu que l’interconnexion des institutions d’enseignement supérieur nationales entre elles et au réseau régional WACREN soit matérialisée afin de voir se réaliser un autre projet, à savoir la mise en place d’une université virtuelle au Burkina Faso.

Oui Koueta

Burkina24

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Oui Koueta

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