Procès du putsch de septembre 2015 : Pourvu que la promesse soit tenue

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En 2016, les parents des victimes du putsch ont hué les autorités au cimetière. En 2017, ce spectacle désolant ne s’est pas répété. Mais les grognements de mécontentement demeurent. Les parents des victimes ne sont pas contents. Et c’est un sentiment général : l’appareil judiciaire prend trop de temps pour démarrer.

Les parents des victimes du putsch ont le sentiment que la justice militaire attend que les bougies de l’anniversaire du coup d’Etat s’allument pour montrer qu’elle travaille. Et après, c’est le silence radio. Il est désormais temps que le tribunal militaire montre que ce n’est pas le cas et mette fin à ce sentiment général.

Certes, les articulations de la Justice ont des systèmes de fonctionnement que ne comprennent pas le commun des justiciables. Elle prend généralement son temps pour ne pas commettre des erreurs et pour juger en toute impartialité les acteurs mis en cause. Car la Justice ne doit pas commettre d’injustice.

Cependant, deux ans semblent suffisants pour que ces garanties-là soient établies, d’autant plus que le putsch a été commis dans un contexte de flagrant délit.  La déclaration publique du général Diendéré qui avant d’être mis aux arrêts a pris sur lui d’assumer toute la responsabilité du coup après échec pouvant dans le cas d’espèce être prise comme un aveu.

Il reste à espérer que les promesses de programmation de la date du début de l’audience avant la fin de l’année 2017 soient tenues. Le ministre de la justice a en effet promis que le procès débutera dans le dernier trimestre de cette année. Le respect de cette nouvelle échéance pourrait aider à consoler les proches des martyrs qui attendent de voir la vérité éclater enfin.

La Rédaction

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Rédaction B24

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