Centrafrique: HRW dénonce le recours aux esclaves sexuelles dans le conflit

Les groupes armés en Centrafrique ont eu recours au viol et à des esclaves sexuelles à travers le pays comme tactique de guerre pendant près de cinq ans de conflit, a dénoncé ce jeudi 05 octobre, dans un rapport l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).

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Dans un document de plus de 150 pages, l’organisation internationale des Droits de l’Homme, Human Right Watch, HRW, a affirmé que « les commandants des unités ont toléré les violences sexuelles commises par leurs troupes et, dans certains cas, semblent les avoir ordonnées ou y avoir participé eux-mêmes ». 

HRW a dit s’appuyer sur les témoignages de victimes racontant dans le détail des viols à répétition chaque jour et des meurtres de proches, maris ou enfants, renforcés par des entretiens avec des fonctionnaires, des policiers et des médecins.

“Ils disaient que nous étions leurs esclaves, violences sexuelles par des groupes armés en Centrafrique” est l’intitulé de ce document compilant au total 305 cas de viols et d’esclavage sexuel.  296 femmes et filles ont été les victimes des membres de groupes armés entre 2013 et mi-2017 au plus fort des affrontements entre les milices Séléka (musulmanes) et les antibalaka (chrétiennes).

Hillary Margolis, spécialiste des droits des femmes à HRW, a indiqué dans un communiqué que “les groupes armés ont utilisé le viol d’une manière brutale et calculée afin de punir et de terroriser des femmes et des filles…Chaque jour, des survivants vivent avec les conséquences dévastatrices des viols, en sachant que leurs assaillants sont libres, occupent peut-être des fonctions de pouvoirs, en toute impunité”, ajoute-t-elle.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                      Burkina24

Source: AFP

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