La page 10 des UACO au chapitre des médias sociaux

3323 0

La 10e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou se tiendra les 16, 17 et 18 novembre 2017 à Ouagadougou. L’angle des médias sociaux a été privilégié pour cette année et le thème retenu est : « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique ». Dans les lignes qui suivent, Remis Dandjinou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, donne plus de précisions.

Burkina 24 (B24) : Les 10e UACO sont prévues se tenir du 16 au 18 novembre 2017. « Médias sociaux et formation des opinions en Afrique » est le thème. Quelles sont les attentes du gouvernement  pour cette édition ?

Remis Dandjinou : Il faut rappeler que les UACO seront à leur 10e édition et qu’il y a eu une petite perturbation due à notre histoire socio-politique et nous revenons avec ces universités dont l’objectif premier est d’avoir des professionnels, des praticiens et des consommateurs des médias qui discutent des enjeux.

Vous avez-vous-mêmes parlé de la thématique, médias sociaux et la constitution notamment des opinions. Il est important de se rendre compte qu’aujourd’hui, en plus des médias traditionnels, les opportunités que nous offre tout ce qui est lié à Internet fait des acteurs, à la fois  des journalistes citoyens et des consommateurs d’informations qui ne sont pas toujours construites dans les règles de la pratique journalistique.

Donc il est important de s’arrêter à cette thématique, de mettre les médias classiques face aux opportunités et aux dangers que ce sont ces médias sociaux, nouveaux canaux de diffusion, de poser également la question de la responsabilité des acteurs, de poser également la question de quel usage nous en faisons dans un contexte sécuritaire où la citoyenneté doit être un élément partagé par tous les acteurs.

Ce que nous espérons, c’est une participation de tous les acteurs. Nous avons invité à la fois les acteurs du monde des médias à travers les organes de presse, les réseaux de journalistes, les personnalités fortes de ce métier. Nous avons aussi invité les acteurs des médias sociaux à travers les associations de bloggeurs, certains activistes reconnus et renommés qui exercent sur la place. Nous avons également invité des communicateurs étrangers.

Il est important de noter que nous avons voulu que deux des thématiques à savoir notamment, l’expression citoyenne et la question de la sécurité, le panel qui se tiendra le jeudi (16 novembre 2017) à 16h, et l’autre panel sur la responsabilité pénale au niveau des réseaux sociaux soient retransmis en direct par la Radio nationale.

Nous avons sollicité des radios privées également pour que l’ensemble des Burkinabè s’imprègnent de ces éléments et puissent former une opinion et une responsabilité par rapport aux réseaux sociaux.

B24 : Dix ans déjà qu’elles existent. Concrètement, quels ont été les apports de ces rencontres ?

Remis Dandjinou : Lorsqu’on regarde les cahiers qui sont dressés chaque année après le UACO, nous avons un certain nombre d’éléments de contribution à la pratique journalistique dans notre pays, au développement des médias de façon générale en Afrique. A chaque fois, les thématiques abordées sont importantes.

Les UACO sont des universités et dans les universités, ce sont des échanges et chacun des participants y tire un plus. Cette année, nous avons voulu y associer deux événements annexes à savoir une rencontre des acteurs de la télévision numérique à travers notamment ceux qui conduisent ce processus dans l’Afrique sous régionale et les directeurs de télévision qui sont intéressés par le processus. Le deuxième aspect, c’est que nous avons dit que le monde de la formation dans l’espace de la communication est en perpétuel changement et que cette question des réseaux sociaux doit être prise en compte dans les enseignements qui sont donnés dans  les instituts de formation.

Il y a donc une grande partie des acteurs du monde des instituts de formation en journalisme et communication pour contribuer aux UACO et mettre en place leur grande association ouest-africaine pour prendre en compte la grande mutation dans les curricula qui sont enseignés dans les différents instituts.  

B24 : Le comité d’organisation a déjà été installé. Pouvons-nous avoir le budget alloué à cette manifestation et quelle sera sa particularité après 10 ans de vie ?

Remis Dandjinou : La touche déjà, c’est d’en faire des éléments pratiques puisque nous avons voulu que les acteurs, notamment en ce qui concerne la TNT, soient présents, que les instituts de formation soient également présents. Et après, vous savez, il y a des échanges. Peut-être l’aspect retransmission en direct de certains panels apporte un plus. Nous avons également son Excellence le Président du Faso qui va être le Président de cette 10e UACO.

Nous avons également associé le ministère de l’Economie numérique, parce qu’aujourd’hui, quand on parle des réseaux sociaux, forcement il y a l’économie numérique. Nous avons quelques ministres de pays de la sous-région qui se joignent à nous pour y participer. Je pense que ça c’est le quotidien des UACO si on ajoute notre volonté de  traiter de la TNT et d’avoir les centres de formation.

En ce qui concerne le budget, nous sommes à 70 millions de F CFA. L’Etat nous alloue 40 millions de F CFA dans la ligne budgétaire et nous cherchons les 30 millions à travers des sponsorings, des partenariats pour rendre ces universités possibles.

Propos recueillis par Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Votre commentaire sur ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Article du même genre