Education au Burkina : Le cri de cœur du REPEPSK

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Le Réseau provincial des élèves du post primaire et du secondaire du Kadiogo (REPEPSK) a tenu un point de presse ce samedi 13 janvier 2018 à Ouagadougou pour demander aux enseignants de mettre fin à leur grève.

Selon les conférenciers, le REPEPSK est un regroupement spontané d’élèves du post primaire et secondaire en réaction à la crise que traverse l’école burkinabè. A les écouter, le mouvement est né en novembre 2017.

 « Le REPEPSK est un cri de cœur de jeunes élèves inquiets de leur propre devenir. Avec l’ambition d’aller à l’école, d’être évalués afin de présenter les résultats aux parents », a fait comprendre Abdoul Razack Paré, délégué général du lycée technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana.

Lire la suite :  » Ouaga : Des élèves demandent la reprise des évaluations « 

Le REPEPSK dénonce le fait que les enseignants désertent les établissements publics, dispensent des cours et font des évaluations dans les structures privées.

« Nous comprenons, certes les revendications de nos enseignants et nous les soutenons dans la limite de l’acceptable, qui ne remette pas en cause les acquis de l’éducation. Cependant nous invitons le gouvernement à un dialogue franc afin de s’accorder une bonne fois pour toutes, autour d’un minimum », ont lancé les conférenciers du jour dans leur déclaration liminaire.

La manifestation des élèves d’autres coordinations

Reconnaissant que les problèmes de l’école ne datent d’aujourd’hui, le REPEPSK invite les enseignants à la reprise du travail et à réintégrer les salles de classe dans l’intérêt de milliers d’élèves burkinabè.

Par ailleurs, le mouvement se démarque « des agissements peu concertés de la part de l’Association des élèves du secondaire de Ouagadougou (AESO) dont nous dénonçons ici les attitudes tendancieuses et partisanes ».

« Le REPEPSK ne se reconnait pas dans l’AESO dont le coordonnateur ne figure pas, à l’heure actuelle, sur aucune liste d’aucun établissement d’enseignement reconnu de la place »,  a fait comprendre la coordination du REPEPSK.

A noter cependant que le point de presse s’est terminé en queue de poisson. Des élèves d’autres coordinations ont fait irruption dans la salle et ont exigé la fin de la rencontre. Salif Derma, un des manifestants, a laissé entendre que «  ce n’est pas possible de faire une conférence au Zinda (lycée Philippe Zinda Kaboré)  sans un représentant ». «  Ramassez vos affaires et quittez la salle », a-t-il lancé.

A la suite de moult explications entre les élèves, le calme est revenu.

Jules César KABORE

Burkina 24

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