Ouaga : Ils sont rentrés en possession de leurs motos 1 an 27 jours plus tard

C’est tout souriant comme Compaoré Salfo et Dipama Jean Baptiste, que les sept autres citoyens sont ressortis du Service régional de la police judiciaire de Ouagadougou (SRPJ/O). Ils ont pu rentrer en possession de leurs vélomoteurs volés et retrouvés par les hommes des commissaires Kientega Honoré et Kouraogo Jean Marie.   

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« Ils étaient de plain-pied dans leurs activités quotidiennes lorsque leurs routes ont croisé celles d’individus sans foi ni loi qui ne se sont pas gênés de les dépouiller de leurs engins », a commenté le commissaire principal de police Minata Traoré, directrice de la communication. Et pour cause. Trois des neuf propriétaires dépossédés de leurs vélomoteurs ont constaté le vol qui a eu lieu au parking de la paroisse Saint Camille après la messe.

Après la défaite du Burkina Faso contre l’Egypte à la CAN 2017, Compaoré Salfo n’était pas au bout de ses peines. Dans la soirée du  1er février 2017, alors que tous avaient leurs yeux rivés sur leur petit écran, pour suivre la diffusion en direct du match perdu lors des tirs aux buts (BFA 3 – 4 EGY),  il se faisait déposséder  de sa Crypton 07 à son domicile au secteur 22. Le supporter des Etalons se souvient comme si c’était hier.

« C’est après les prolongations je suis sorti, j’ai vu que la moto n’était pas là. Quand je suis rentré pour voir les tirs au but, ça n’allait pas. Après le découragement, je suis allé au bord du goudron pour attendre. Je croyais, que c’est les enfants qui ont pris. On a attendu tous les enfants sont arrivés. Ils m’ont dit qu’ils n’ont pas pris la moto », relate-t-il.

Le 5 novembre dernier, le fils étudiant de Tapsoba Jean Paul a été dépossédé de sa moto un soir de dimanche après la messe à la paroisse Saint Camille. « Je suis content du travail bien fait », soupire-t-il après être entré de nouveau en possession de celle-ci.    

L’épouse de Jean Baptiste Dipama s’est fait voler sa moto alors qu’elle était à sa séance de sport dans la salle de gym,  le 1er février 2017 également. Comme les autres heureux propriétaires du jour, il ne cache pas sa joie.  « C’était quand même inespéré. Heureusement la bonne nouvelle est arrivée », se réjouit-il.

Mais c’est à peine s’il l’aurait reconnue en circulation aux mains du voleur. Ou de l’une de ces personnes à qui elle a été revendue et qui se sont rendu compte qu’une autre plaque confectionnée avec un nouveau numéro de châssis avait été posée sur le vrai numéro. « La moto a été changée. Les voleurs voulaient dévisager la moto pour éviter qu’on puisse la reconnaitre », explique le commissaire.

Compaoré Salfo a eu du mal à reconnaitre la sienne lors du constat d’usage après les formalités :  «Ils avaient tout changé. La peinture. Tous les signes qui prouvaient que c’est ma moto, constate-t-il. Je remercie la police, tous ceux qui ont contribué ».

Du mode opératoire. Après le vol, informe le commissaire de police Kientega Honoré, chef du SRPJ/O, le receleur récupère et procède à la recherche de clients. Il revend les engins en fournissant un reçu d’achat qu’il établit lui-même. Et si l’acheteur exige la carte grise, il remet une photocopie de carte grise différente de celle de l’engin vendu. Seulement, les habitudes de certains propriétaires facilitent la tâche aux voleurs. Avec les cartes grises sous les motos, c’est du pain béni pour eux.    

Ils modifient et ils positionnent au niveau du numéro initial du châssis de la moto. Si vous les décollez, vous vous retrouvés avec les numéros d’origine. Des « documents authentiques » ont été saisis par les hommes du commissaire Kientega. C’est le cas de Koalaga Tingandé Hilaire dont la moto Force X a été retrouvée. Seul bémol. Il « n’a pas pu être joint jusqu’à la clôture de l’enquête. Il est inaccessible. On n’arrive pas à le joindre. Le numéro que nous avons ne passe pas ». 

Ils sont 10 citoyens dont sept hommes et trois femmes à qui la police nationale redonne le sourire ce mercredi matin.

Oui Koueta

Burkina24

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Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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