Fonds minier de développement local : L’AFEMIB réclame 30% pour les projets féminins

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Dans le nouveau code minier révisé en 2015, 1% du chiffre d’affaires des sociétés minières est alloué aux communes abritant les mines appelé Fonds minier de développement local (FMDL). L’Association des femmes du secteur minier du Burkina Faso (AFEMIB) lance un plaidoyer pour la prise en compte de la dimension genre dans la gestion du Fonds.   

Le Burkina Faso est parmi les premiers pays producteurs d’or en Afrique avec 12 mines industrielles et une production estimée à environ 45,5 tonnes. De 2007 à 2017, la contribution directe des mines au budget de l’Etat en termes d’impôts et de taxes a été évaluée à plus de 1 000 milliards de FCFA pour environ 293 tonnes d’or et 642 205 tonnes de zinc produites.

Malgré cette performance, la faible contribution des mines au développement des collectivités qui abritent les sites miniers fait l’objet de nombreuses crises entre des populations insatisfaites des retombées de l’activité minière et des sociétés minières.

C’est ainsi que l’Etat a révisé le code minier en 2015 avec comme innovation la création du Fonds minier de développement local (FMDL). Un Fonds destiné à accompagner le processus du développement local en finançant les activités des plans communaux de développement et régionaux avec en priorité les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’eau.

Lire également : Gestion du fonds minier : Les femmes veulent avoir leur mot à dire

L’association des femmes du secteur minier du Burkina Faso (AFEMIB) constate que le genre n’est pas suffisamment pris en compte dans le nouveau code minier. Selon Annonciata Oumsaoré, chef de projets à AFEMIB, le personnel des sites d’orpaillage  est composé de 50% de femmes et 12% dans la mine industrielle d’Essakane.

L’AFEMIB estime avoir un mot à dire dans la mise en œuvre du Fonds minier de développement local. C’est dans ce sens qu’elle entend mener un plaidoyer pour l’implication de la femme dans la gouvernance du Fonds auprès des structures minières, du gouvernement, de l’Assemblée nationale et des élus locaux.

Il s’agit, entre autres, d’informer et de conscientiser l’opinion sur les préoccupations des femmes impliquées dans la gestion du secteur minier surtout la mise en œuvre du Fonds. Egalement, de rechercher l’adhésion des autorités nationales et locales pour que 30% du Fonds soit consacré aux projets féminins.

Annonciata Oumsaoré a fait comprendre qu’à l’issue du lancement du plaidoyer ce vendredi 11 mai 2018 à Ouagadougou d’autres actions sont en vue. Le président du réseau national des communes minières du Burkina Faso, Issaka Yaméogo,  a rassuré l’AFEMIB de la prise en compte du plaidoyer dans les décisions à venir.

En rappel, l’association des femmes du secteur minier du Burkina Faso (AFEMIB) forte de 100 membres est un regroupement des femmes issues des sociétés minières, du ministère des mines, des entrepreneurs dans le domaine des mines, de l’orpaillage. L’AFEMIB prône la réduction des inégalités dans le secteur minier.

Jules César KABORE

Burkina 24

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