Paraté : « Si on s’y met,  on va porter haut le drapeau du Burkina »

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Humoriste, conteur et maintenant musicien, Paraté, à l’état civil Wilfried Ouédraogo, vient de mettre sur le marché  le 24 avril  2018 son tout premier album « Sindy ». Reçu dans les locaux de Burkina24 le mardi 18 juin 2018, Paraté  dévoile sa vie d’artiste et ce maxi de 5 titres.

Burkina24 (B24): Artiste comédien ou musicien. Quelle casquette portez-vous aujourd’hui ?

Paraté Wilfried Ouédraogo (Paraté) : Pour ceux qui suivent l’actualité théâtrale du Burkina, Wilfried Ouédraogo est un visage assez connu des planches. Comédien, conteur, je commence maintenant une carrière musicale.

B24 : Qu’est-ce qui vous a inspiré à ajouter cette casquette aux contes et à la comédie ?

Paraté : Pour moi, il n’y a pas de scission entre les différentes disciplines. La musique c’est comme une nécessité en moi. J’avais besoin à travers ma voix de partager mes ressentis. Et j’avais cet atout car je joue de la guitare et je chantais beaucoup dans mes contes mais je ne composais que des refrains. Les gens me disaient que je pouvais aller loin. C’est là que je me suis lancé.

B24 : Comment alliez-vous la vie d’artiste musicien et celle de comédienne ?

Paraté : Mon souhait est que je n’ai pas le temps de gérer. Si cela arrive, c’est que ça marche bien à tous les niveaux. On me pose cette question souvent, si je devais faire le choix entre les deux. Je réponds à chaque fois que je n’ai pas de préférence. Toutes les disciplines que je pratique me tiennent vraiment à cœur. Je laisse faire les choses. Avec le temps, je verrai.

Déjà je fais le tour des médias pour cet album en même temps, je joue dans la pièce théâtrale d’une saison au Congo du 13 au 23 juin 2018. Et la tragédie du roi Christophe du 4 juillet au 14 juillet 2018 au CITHO.

B24 : Parlez-nous de l’album

Paraté : L’album est un maxi de 5 titres, sorti le 24 avril 2018, la dédicace c’était au CITO et Roger Wango était le Parain avec Idevert Meda.

L’album est intitulé Sindy, une manière de montrer que l’Afrique pleure mais qu’il faut la bercer, qu’elle tient bon et doit se battre. Chanté en mooré, l’album évoque la paix, le pardon et l’amour. Sindy est du genre tradi- moderne, car très admiratif par les rythmes de Ahmed Smani. Ce choix pour moi est la diversité des ethnies burkinabè. Je suis parti puiser dans le terroir nos danses. Je pense que si nous voulons exister à travers le monde, nous avons intérêt à nous retourner vers notre racine, vers notre culture. Si on s’y met,  on va porter haut le drapeau du Burkina.

B24 : L’album vient de sortir quelle est votre stratégie de promotion ?

Paraté : Je suis novice en la matière, je me suis fait entourer de personnes avisées. Déjà ça a commencé depuis la sortie de l’album. Les sons sont joués en boucle dans pas mal de radio ainsi que le clip  du titre Saly dans beaucoup de télé de la place. Pour cette première phase,  c’est faire connaitre l’artiste et son œuvre et la deuxième phase, on envisagera  organiser des concerts.

B24 : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Paraté : Je vais parler en tant qu’artiste comédien, parce que la musique je viens de commencer. Maintenant que je fréquente les musiciens, je vois qu’on partage les mêmes difficultés. Nous n’avons pas de garantie sociale et nous vivons au  jour le jour dans une précarité fragile. Au niveau du Burkina, si les autorités pouvaient voir dans quelles mesures, elles peuvent voir le cas des artistes même si le sujet est assez complexe sur comment aider les artistes et quels sont les artistes qu’il faut aider ?

Qu’on évite de voir les artistes qui finissent dans la rue car c’est mal vu de l’extérieur et si la relève voit cela, les jeunes se méfieront d’embrasser cette carrière. Au Burkina on a du talent, c’est souvent le soutien qui manque.

Propos recueillis par Saly OUATTARA

Burkina24

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