Crise camerounaise: Ce que pense Joseph Antoine Bell d’une intervention extérieure

771 0

Se confiant au site d’informations Camerounlink, l’ancien gardien de buts des Lions indomptables, Joseph Antoine Bell, a écarté la justesse d’une intervention militaire extérieure dans la crise anglophone dans son pays.

« Je ne crois pas que le Cameroun ait besoin d’une intervention. Si c’était le cas le Cameroun le demanderait lui-même. L’ONU n’intervient pas souvent comme ça de son propre chef. Et puis surtout, il me semble que notre situation, là pour le coup j’ai l’impression que le cas du Cameroun ne semble pas être traité comme beaucoup d’autres » a tranché l’ex-portier de la selection nationale camerounaise, Joseph Antoine Bell sur la question d’une intervention extérieure dans la crise anglophone qui fait l’actualité au pays de Paul Biya depuis 2016.

Pour lui, comme des guerres du Royaume Uni contre les indépendantistes du Siin Féin, celle de l’Espagne contre les Basques de l’ETA, celle de la France contre les Corses en France où aucune intervention des Casques bleus de l’Onu n’a été nécessaire, au Cameroun, cette éventualité est à éloigner.

« Je ne connais pas beaucoup d’Etats qui ont accepté la sécession et je ne connais pas beaucoup de pays qui ont proclamé qu’ils soutenaient des sécessionnistes. Plus près de nous, on a vu les sécessionnistes catalans et on a vu comment ça s’est terminé. Tout le monde reconnaît dans ce cas-là qu’il s’agissait réellement de démocratie. Les sécessionnistes utilisaient la démocratie pour essayer de se séparer de l’Espagne et l’Espagne a utilisé la démocratie pour combattre les sécessionnistes », conclut-il avant de faire remarquer que nulle part dans le monde où l’ONU est intervenue, la paix et la stabilité ont été intégralement retrouvées.

Depuis novembre 2016 les autorités camerounaises essaient de mettre fin aux sécessionnistes de la minorité anglophone dans le pays, estimée à 20% des 22 millions de Camerounais et deux régions sur dix.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Burkina24
Source: BBC AFRIQUE

Votre commentaire sur ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre