Second tour de la présidentielle malienne: Un mort

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Ce dimanche 12 août 2018 a eu le second tour de la présidentielle avec la même affiche de 2013, opposant Ibrahim Boubacar Keïta, le président sortant et Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition. Les deux défis de la sécurité et de la transparence ont cristallisé les esprits. Des incidents marqués par un mort ont émaillé cette journée décisive. 

De nombreux actes de violence ont été enregistrés au cours de cette journée de vote pour le second et dernier round de la présidentielle malienne opposant le président sortant IBK et le chef de file de l’opposition.

Le Pocim a indiqué à la mi-journée avoir pu rendre opérationnels 99% des 765 bureaux de vote convrant l’étendue du territoire malien. Le regroupement d’organisations de la société civile déplorait au même moment d’importants « incidents et actes d’intimidation » principalement dans le village d’Arkodia, dans le cercle de Niafunké (Tombouctou) où le président du bureau de vote a été assassiné par des terroristes.

« Les quatre assesseurs ont été également molestés et le bureau de vote brûlé… Des jihadistes sont venus vers 13 h 30, heures locales, dans un bureau de vote d’Arkodia. Ils ont demandé à tout le monde de lever les mains. Le président du bureau de vote a voulu fuir. Les jihadistes ont tiré sur lui et l’ont tué. (…) Ils ont molesté tout le monde (et) interdit le vote », a indiqué à l’AFP un élu local.

A Sendegué et Takoutala dans le cercle de Mopti mais également à Bouati, dans la commune de Niafunké les opérations de vote ont été suspendues « après le renvoi des agents électoraux par des hommes armés.»

Pour l’instant, les chiffres officiels sur le nombre de bureaux de vote concernés ne sont pas encore connus. Mais le scrutin n’avait déjà pas pu se tenir dans plus de 871 d’entre eux le 29 juillet, selon une liste publiée par le ministère de l’Administration territoriale.

« L’absence de présidents de quelques bureaux de vote et d’assesseurs ainsi que celle d’au moins un délégué dans 172 bureaux sur les 765 qu’il observe, soit 22,93% » a été observé par le Pocim. Acela s’ajoutent « l’absence de liste électorale et la mauvaise qualité de l’encre » dans plusieurs bureaux de vote à Sikasso, Koulikoro, Gao et Bamako.

Les observateurs de l’UE se sont félicités de la ponctualité dans les 40 bureaux de vote dans lesquels ils se sont présentés. Toutefois, la question de « la transparence et la sécurité » de ce second tour est restée au cœur de leur préoccupation.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU      Burkina24

Source: Jeune Afrique

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