« Alphabétisation numérique » : Bientôt des enseignants à l’école du codage

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Dans le cadre de l’Africa code week, une initiative lancée depuis 2015 par le géant de l’industrie numérique SAP en partenariat avec l’UNESCO, il est prévu une formation de 200 enseignants en codage qui à leur tour devront en faire autant avec les  apprenants.

L’Africa Code Week, initiative d’«alphabétisation numérique » à destination des enfants de 8 à 16 ans, se déroulera dans ce mois d’octobre dans 36 pays du continent. Au Burkina Faso, l’organisation des activités entrant dans le cadre a été confiée à Jokkolabs Ouaga, écosystème de l’innovation ouverte et un cluster virtuel pour la transformation sociale. Elle consiste, depuis 2015, à doter des enseignants d’outils pédagogiques et numériques nécessaires afin qu’ils puissent transmettre, apprendre les bases du codage, de la programmation informatique aux enfants, à leurs élèves.

De ce fait, il est prévu une phase de formation des futurs formateurs que sont les enseignants au nombre de deux cents. « Nous avons pris l’engagement de former 200 enseignants qui pourront chacun à leur tour dans leur établissement d’origine dispenser cette formation suivant un cursus précis aux enfants », informe Cheick Omar Ouédraogo, responsable de Jokkolabs Ouaga.

Des modules qui seront dispensés aux enseignants figure l’utilisation de l’application SCRATCH qui a été développée par le Massachussetts Institute of Technology (MIT) et qui a été approuvée comme « le meilleur outil d’introduction ou d’alphabétisation ou d’apprentissage du code pour les enfants ».

Après cette phase d’assimilation par les deux cents éducateurs, ces derniers vont transmettre ce savoir à leurs élèves. L’initiative, a déclaré Cheick Omar Ouédraogo, bénéficie du soutien des ministères concernés que sont celui de l’éducation nationale et de l’alphabétisation et celui du développement de l’économie numérique et des postes. Tous les deux, ont manifesté leur intérêt et leur appui, leur volonté d’accompagner Jokkolabs pour la réussite de cette manifestation.

Du choix de la problématique du codage ?

« Le codage, parce que nous pensons que les bases de l’informatique, ce n’est pas seulement l’utilisation. Il faut que nous puissions aller beaucoup plus loin. Apprendre seulement à utiliser un téléphone portable, un ordinateur ne fait pas de nous quelqu’un de numériquement alphabétisé », explique M. Ouédraogo qui se définit comme un Tech Enthousiast, un nomade digital, un geek social.

Pour atteindre une « alphabétisation numérique assez correcte », et donc se poser en ’’alphabétisé numérique’’, suppose au préalable poursuit-il d’avoir appris et donc que nous sommes « capable de faire faire à un ordinateur ce que nous souhaitons ».

Et « cela est très important – vu le monde dans lequel nous nous trouvons – que nous puissions au niveau de ces jeunes une masse critique de personnes qui comprennent le langage de l’informatique et comprendre le langage de l’informatique, c’est pourvoir lui parler, l’écouter », assure Cheick Omar Ouédraogo. En conséquence, oriente-t-il, « il faut nécessairement aller par la programmation si on veut parler d’alphabétisation numérique ».

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