Modernisation de l’état civil : Enregistrer une naissance 10 minutes après

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Le Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MATD), à travers la Direction générale de la modernisation de l’état civil (DGMEC), a organisé ce jeudi 8 novembre 2018 à Ouagadougou la première session ordinaire de l’année 2018 du Cadre partenarial des Acteurs de l’état civil (CAPEC).

Placée sous la présidence du ministre Siméon Sawadogo, cette session du CAPEC a été marquée par le lancement officiel du programme d’appui à la modernisation du système d’état civil, dont l’objectif principal est de contribuer à l’amélioration de l’efficacité et l’efficience du système d’enregistrement des faits d’état civil au Burkina Faso.

La session a été l’occasion pour la DGMEC de présenter et amender le rapport de la première session du CAPEC 2017, présenter l’état des lieux des allocations et exécutions financières de 2017,  les activités réalisées et non réalisées en 2017,  les indicateurs sur les naissances, mariages, décès et divorces et également de présenter les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre des activités de 2017 afin de faire des recommandations.

Le programme d’appui à la modernisation du système d’état civil, selon le ministre, vient en appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’état civil révisée 2017-2021. Il a pour objectif majeur, dit-il, l’accompagnement du gouvernement et de la société civile en vue de la modernisation du système national d’enregistrement des naissances par l’utilisation des TIC et l’amélioration des offres de services.

« Plusieurs pays nous ont devancés mais, je crois que nous sommes pionniers en la matière dans la sous-région. Il s’agira ici de voir si les mécanismes que nous avons mis en place pour l’enregistrement des naissances fonctionnent bien. Nous voulons que dès qu’une personne naît à Matiacoali, par exemple, qu’elle puisse être enregistrée immédiatement, dix minutes après sa naissance. Le cas échéant, au plus tard deux mois après. C’est ça qui est très important », a indiqué le ministre en charge de l’administration territoriale, Siméon Sawadogo.

Il a reconnu qu’au niveau des mécanismes mis en place jusque-là, il y a des améliorations à faire : « Les différentes performances réalisées sont en deçà des attentes. Je pense qu’on peut mieux faire ». C’est un cri de cœur que le ministre a bien voulu partager avec l’auditoire.

A l’issue de la cérémonie d’ouverture de la session, une centaine d’ordinateurs ont été remis aux collectivités territoriales, comme pour sonner le glas de la fracture numérique dans les différentes communes du Burkina Faso.

Noufou KINDO

Burkina 24

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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