Général Diendéré : « Hervé Ouattara m’a proposé de faire un coup d’Etat le 30 octobre 2014 »

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La parole est revenue au Parquet pour ses questions et observations ce 28 novembre 2018. Mais, le Général Gilbert Diendéré ne souhaite pas répondre aux questions relatives aux Chefs militaires cités selon lui « injustement » comme témoins dans cette affaire.

« Ils ne devraient pas comparaître en tant que témoins si la procédure avait été faite correctement. Ils devraient avoir leurs places à côté de nous, dans le box des accusés », a déclaré le Général Diendéré à la barre ce 28 novembre 2018.

« Golf » a également ajouté que pour rendre justice aux morts et aux blessés, il faut que la vérité jaillisse. « Nous avons tous besoin de la vérité. Personne n’est là pour condamner ou incriminer l’autre. Comment peut-on comprendre que quelqu’un qui est allé réparer une moto puisse être cité comme accusé, pendant que ceux qui m’ont accompagné du 16 au 21 septembre 2015 sont cités comme témoins ? », se demande-t-il.

Considéré comme le présumé cerveau du putsch, l’ancien Chef d’Etat-Major particulier de la Présidence du Faso a par ailleurs dénoncé l’attitude de certains responsables d’Organisations de la société civile (OSC) notamment Hervé Ouattara : « Hervé Ouattara du CAR m’a proposé de faire un coup d’Etat le 30 octobre 2014 ».

Balai citoyen cité

« Ce sont les mêmes qui ont entraîné Zida à la Place de la Nation pour faire leur coup d’Etat le 31 octobre 2014. Il y avait aussi le Balai citoyen parmi ces OSC. Je me souviens de Sam’k Le Jah, de Smockey, etc», a déclaré Diendéré.

L’ancien bras droit de Blaise Compaoré a regretté l’inexistence des études balistiques et des autopsies dans le dossier du putsch. « Des gens voulaient qu’il y ait assez de morts, surtout des enfants pour pouvoir mettre ça sur le dos du RSP. Mais, à quelle fin ? », s’interroge-t-il avant d’ajouter qu’il « regrette la manière dont le dossier a été géré ».

Les « regrets » du Général Diendéré ne laissent pas perplexe le Parquet qui poursuit avec son chapelet de questions. Le Procureur fait savoir qu’une copie de la proclamation du CND a été retrouvée dans l’ordinateur du « Général deux étoiles » mis en cause. « Cette déclaration a été conçue le 14 septembre 2015 et modifiée le 17 septembre 2015. Elle était intitulée Conseil Patriotique National pour la Démocratie (CPND) », a révélé le Ministère public qui ne voit pas une grande différence entre cette dernière et la déclaration lue le 17 septembre à la télé.

« Je vous ai dit que je ne reconnais pas ce document », a dit le Général Diendéré tout en estimant que son ordinateur portable a été « perquisitionné » à son insu. Et de poursuivre : « J’avais cinq téléphones. Le Juge d’instruction les a tous saisis ».

L’audition se poursuit.

Noufou KINDO et Ignace Ismaël NABOLE

Burkina24

Il y a 4 commentaires

  1. Super quant à moi le général n’a rien dit pour le moment ont ne peut pas assumer la responsabilité d’un coup d’État et ne pas savoir les commanditaires.Il n’a rien dit pour le moment.

  2. nous
    Nous les Burkinabès devront apprendre à écouter une personne avant de porter certaines déclaration sur la personne!!!

  3. des personnes trouvent du plaisir a mettre de l’huile sur le feu au BURKINA FASO.ou est ce que sa nous mene d’inculper le general pour des choses qu’il na pas fait juste pour se couvrire?ce sont les memes personnes qui crient justice devant nous tous, pourtant ils veulent liberer leurs bedel…malheur a ceux qui continu a bailloner ce pays qui pleur depuis des annees

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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