Gratuité des soins : Le SPONG évalue

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Le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) a mené des activités de contrôle de la mise en œuvre du décret N o 2016-311/PRES/PM/MS/MATDSI/MINEFID du 29 avril 2016 portant sur la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. La restitution de ces travaux s’est tenue ce vendredi 11 janvier 2019 à Ouagadougou au cours d’un atelier.

Le 29 avril 2016, le gouvernement prenait un décret portant sur la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes. Plus de 32 mois après, le SPONG veut s’assurer de la mise en œuvre effective de cette mesure qui vise à favoriser l’accès des groupes vulnérables aux services et soins de santé de qualité, de réduire de façon significative les dépenses énormes de santé.

« Avant 2016, bon nombre d‘organisations de la société civile ont procédé a des plaidoiries pour la mise en œuvre d’une gratuité des soins en faveur des populations les plus démunies. Et en vue de s’assurer des conditions de mise en œuvre de cette mesure, le SPONG a initié depuis huit mois un projet de contrôle citoyen de cette mesure de gratuité dans six régions de notre pays. Pour nous, une chose est d’annoncer la gratuité des soins et une autre  est de s’assurer de l’effectivité de cette gratuité sur le terrain », a soutenu Sylvestre Tiemtoré, coordonnateur du SPONG.

Débutée en Avril 2016, la mise en œuvre de la mesure de gratuité des soins est « très bien » connue mais rencontre toujours quelques « petits problèmes » comme l’explique le coordinateur du SPONG : « lors de notre enquête, on s’est rendu compte que la mesure est très bien connue. Mais cette connaissance de notre point de vue est restrictive parce que certains aspects de cette mesure comme la prise en charge des examens et des évacuations ne sont pas encore connus. Malheureusement, quand nous avons réalisé l’étude de satisfaction, on a constaté aussi des cas de corruption et d’extorsion des malades de la part de certains agents de santé ».

Cet atelier de restitution vise à offrir une documentation de l’implantation de cette mesure. Il ambitionne également mettre à la disposition des décideurs sanitaires et administratifs, de l’opinion publique de l’évidence sur l’efficacité et l’effectivité de l’application de la mesure gouvernementale. Les régions qui ont été touchées par cette étude sont le Sahel, le Centre-Nord,  l’Est, le Centre-Est, le Centre-Ouest et le Centre –Sud.

Basile SAMA (stagiaire)

Burkina 24

Rédaction B24

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