Idrissa Laouali (ancien du RCK) : « Cette CAN va inciter les jeunes nigériens à pratiquer le football »

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L’ancien joueur de l’ASFA Yennenga et du Rail Club du Kadiogo (RCK) a été désigné officier de liaison de l’équipe nationale U20 du Burkina à la faveur de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de cette catégorie. Actuellement entraîneur du Sahel Sporting Club de Niamey (Niger), il a accordé un entretien à Burkina 24 au pas de course. Il revient sur l’organisation de la CAN des U20 par son pays, l’équipe nationale du Niger et de son passage au Burkina.

Burkina 24 (B24) : Quel regard portez-vous sur l’organisation de la CAN des moins de 20 ans par le Niger ?

Idrissa Laouali (IL) :C’est une première pour nous d’organiser ces genres de compétitions. Au niveau de Maradi, nous avons failli. Il faut vraiment dire les raisons pour lesquelles on a failli et cela va nous servir de leçon. Avant qu’on organise un tel évènement, il faut qu’on mette tous les atouts de notre côté pour réussir.

B24 : L’organisation de cette compétition a pour but de développer la pratique du football un peu partout dans le pays…

IL : C’est ça justement. On n’a pas choisi Maradi par hasard. Vu la mobilisation qu’on a constatée à Maradi, cela montre qu’ils aiment le football parce qu’ils viennent supporter les équipes locales. Cette CAN va encore inciter les jeunes à pratiquer le football.

B24 : Quels souvenirs gardez-vous de championnats burkinabè où vous êtes passé ?

IL : J’ai de très bons souvenirs avec le Burkina. Je n’ai pas choisi le Burkina par hasard. C’est parce que c’est mon autre pays. Je connais tout l’encadrement technique du Burkina surtout Dargani (entraîneur des Etalons juniors) qui m’a entraîné au RCK et à l’ASFA Yennenga. Je retrouve encore le Burkina Faso en tant que officier de liaison à cette CAN. Le Burkina est toujours dans mon cœur. J’ai passé vraiment de très bons moments au Burkina. Avec le RCK on a été champion avec Dargani. L’année suivante, on a été ensemble à l’ASFA Yennenga où on a été champions. Mais lui, il y a passé seulement une saison. Moi j’ai continué où j’ai passé trois ans.

B24 : A votre retour au pays, on a vu une équipe du Niger qui a brillé sur la scène continentale avec ses premières qualifications à la CAN. Comment cela s’est passé ?

IL : Oui, c’est ça. J’étais le capitaine du Niger en 2012 à la CAN Gabon. C’était une première. Et la deuxième, c’était en Afrique du Sud (2013), j’étais également dans le groupe. On a joué deux CHAN et deux CAN. Il faut d’abord saluer le travail du colonel-major Pélé (ndlr de son vrai nom Djibrilla Hima Hamidou, président de la fédération nigérienne de football) qui nous a vraiment aidés à nous qualifier pour ces deux CAN. On a travaillé. Quand j’étais au Burkina Faso, mes coéquipiers me taquinaient qu’on a jamais participé à une Coupe d’Afrique. Je leur répondais toujours qu’on aura cette possibilité d’aller à la CAN. Dieu a fait en sorte que nous nous sommes qualifiés à deux reprises. C’est le travail qui nous a permis de nous qualifier à ces compétitions.

B24 : Aujourd’hui, vous êtes entraîneur comment cela se passe-t-il?

IL : Cela fait trois ans que je suis entraîneur. Les débuts m’ont vraiment réussi. Dès que je suis arrivé, j’ai remporté la Coupe nationale (2017) du Niger et la Super Coupe (2018).

B24 : L’équipe séniore a un peu disparu des CAN depuis quelques années. Qu’est ce qui s’est passé ?

IL : Mais, je pense que maintenant, il y a une nouvelle génération qui est en train de se reconstituer, ça va prendre du temps, mais ça va porter fruit. On est en train de travailler pour revenir.

Propos recueillis par Boukari OUÉDRAOGO 

Burkina24

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