SNC 2026 : Le CJCN-SA et la FAO s’unissent pour promouvoir la sécurité sanitaire des aliments à travers l’art culinaire

En marge de la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), le Club des Journalistes et Communicateurs pour la Nutrition et la Sécurité Alimentaire (CJCN-SA), en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a tenu une conférence de presse ce mercredi 29 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Objectif : présenter les prix spéciaux dédiés à la Sécurité Sanitaire des Aliments (SSA).
« Nous sommes ce que nous mangeons ». C’est par ce rappel essentiel qu’Ibrahim Bayili, coordonnateur du CJCN-SA, a justifié l’initiative conjointe de son club et de la FAO. Cette année, la compétition en « Art culinaire » s’enrichit d’une autre dimension : la qualité sanitaire des plats proposés au jury et aux consommateurs.
Un jury d’experts a été spécialement mis en place pour évaluer minutieusement les propositions des candidats. Au-delà de l’aspect financier, ces prix sont un appel à une prise de conscience collective sur la manipulation des aliments.
Pourquoi avoir porté le choix sur la sécurité sanitaire des aliments ? Le constat dressé par Ibrahim Bayili est alarmant. S’appuyant sur les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il a rappelé que les maladies d’origine alimentaire touchent chaque année près d’une personne sur dix dans le monde, causant 420 000 décès.

La situation est particulièrement préoccupante en Afrique, qui enregistre à elle seule un tiers de cette mortalité mondiale, avec plus de 91 millions de malades par an. « La question de la sécurité sanitaire, qu’il s’agisse de contaminations biologiques, chimiques ou physiques, constitue un véritable problème de santé publique », a martelé le coordonnateur du CJCN-SA.
Face à ce défi, la FAO réaffirme son soutien à l’État burkinabè à travers des initiatives concrètes, telles que le projet de « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et l’amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue ».
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En interpellant les populations à intégrer ces réflexes d’hygiène dans leur quotidien, Ibrahim Bayili a conclu en saluant le rôle indispensable des médias « Nous aurons toujours besoin de cet accompagnement pour gagner le pari de la lutte contre la malnutrition au Burkina Faso ».
La compétition est désormais lancée sous le signe de la santé et de la culture. Le premier prix est d’une valeur de 1.000.000 de FCFA, le 2e prix est de 750.000 FCFA et le 3e prix 500 000 FCFA.
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




