Modification du code pénal : « L’efficacité de cette loi sera limitée » (Justin Compaoré)

Les députés du groupe parlementaire de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) ont fait le bilan des différentes sessions parlementaires. Un bilan « satisfaisant » pour le groupe parlementaire. Certains comportements lors des rencontres à l’hémicycle ont été également pointés du doigt par les leaders politiques de l’opposition.

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« C’est l’occasion pour nous de dénoncer certains propos grossiers et injurieux tenus par certains députés de la majorité », a indiqué le 2ème vice-président du groupe parlementaire UPC, Justin Compaoré. Cette déclaration fait office de réponse aux débats qui ont eu lieu le 21 juin 2019 à l’hémicycle. Ces débats portaient sur la modification de la loi No 25-2018/AN du 31 mai 2018.

Lors des débats, les propos de certains leaders politiques de la majorité présidentielle ont « vexé » plus d’un dans le camp de l’opposition. Le député Justin Compaoré a d’ailleurs qualifié ces agissements de « comportements de cabaret ». Ces mêmes propos avaient conduit les députés de l’UPC à quitter la salle avant le vote de la loi. Une loi dont la modification fait polémique et son efficacité fait douter.

« Il faut noter que dans le système démocratique, il est nécessaire que les libertés soient encadrées. Toutefois, les lois qui régissent ces libertés individuelles et collectives doivent faire l’objet d’un minimum de concertation avec les acteurs clés. Aussi l’efficacité de cette loi sera limitée parce qu’elle ne réglemente que la presse nationale sans toucher la presse internationale qui désormais aura une plus grande audience » (Justin Compaoré)

Un bilan à mi-parcours

Deux sessions spéciales, une session ordinaire, une session extraordinaire et des journées parlementaires, c’est le bilan pour l’instant de l’année de 2019 du côté du groupe parlementaire UPC. Les deux premières sessions sont celles qui ont lieu pour le vote du projet de loi portant état d’urgence et sur la déclaration de politique générale du Premier ministre à sa nomination.

Si sur le premier projet de loi, l’opposition a voté pour et a permis de faire passer le texte à l’unanimité, la déclaration de politique générale « n’a pas reçu le quitus du groupe parlementaire UPC ».

Pour ce qui est de la session ordinaire, il est à noter qu’environ 42 projets de lois ont été adoptés. En termes de répartition, 29 portent sur des ratifications, 18 sur des accords de prêts avec un montant total de plus de 300 milliards de francs CFA et enfin 8 projets de lois sur des dons avec une valeur de plus de 148 milliards de francs CFA.

« Nous constatons que notre pays continue de s’endetter à coût de milliards, engageant l’Etat sur de longs termes, sacrifiant ainsi les générations futures », souligne la première vice-présidente du groupe parlementaire, Henriette Zoumbaré.

Le 6 mai 2019, le Premier ministre a fait sa présentation sur la situation nationale. Une présentation qui a suscité une quinzaine de questions au sein du groupe parlementaire UPC. D’autres activités ont été menées et l’UPC se félicite de sa participation à la vie de la représentation nationale.

 Des recommandations ont été émises à l’issue des journées parlementaires de l’UPC, notamment l’élaboration d’une politique nationale de cohésion sociale, la réforme des institutions républicaines, l’adoption d’un référentiel de développement du Burkina Faso pour une durée de 50 ans au moins et l’institution et la célébration d’une journée nationale de la cohésion sociale.

Basile SAMA

Burkina 24

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