Burkina Faso : Les partenaires au développement proposent « l’adoption d’une politique nationale de sécurité »

L’Assemblée Nationale a organisé, avec le concours du Programme Commun d’Appui à l’Assemblée nationale du Burkina Faso (PROCAB), ce mardi 13 juillet 2021, un cadre d’échange entre l’institution parlementaire et les partenaires au développement. Les Mécanismes du financement public seront au cœur de ces 24 heures d’échange à Ouagadougou.

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Pour mieux exercer l’une de ses fonctions à savoir le contrôle de l’action gouvernementale, le parlement burkinabè a initié une rencontre pour échanger avec les partenaires au développement qui accompagne le Burkina Faso dans la mise en œuvre de sa politique de développement.

Selon Nestor Bassière, le représentant du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le Burkina Faso enregistre un faible taux en termes de décaissement, de financement. De ce fait, « nous devons, avec les partenaires, situer les responsabilités et analyser pour voir ce qui peut être l’apport de ces ressources dans le développement du Burkina Faso », a confié Nestor Bassière.

Il a, ensuite, fait savoir que l’analyse de la gouvernance publique ne sera pas en reste, afin que « l’aide apportée au Burkina Faso puisse atteindre les populations pour lesquelles elle a été apportée ». 

Le représentant du président de l’Assemblée nationale a ajouté que ce cadre d’échange permettra au parlement et aux partenaires de mieux se connaître, mieux se comprendre afin de pouvoir travailler ensemble. 

Pour cette première expérience, six secteurs de développement à savoir, Sécurité et Gestion Humanitaire, Décentralisation, Justice et Droits Humains, Emploi des Jeunes et des Femmes, Gouvernance Publique, Santé sont retenus pour les échanges. « Le temps imparti ne nous permettra pas d’analyser l’ensemble des secteurs mais nous avons fait ce choix parce que nous pensons que ce sont des secteurs sociaux », a justifié Nestor Bassière.

« Ce dialogue nous permettra d’avancer nos messages sur des priorités que nous voyons en tant que partenaires »

Pour Wolfram Wetter, l’Ambassadeur de la délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, (Vice-président de la Troïka), les partenaires font une contribution non négligeable au financement du développement du Burkina Faso. Il a ainsi souligné l’importance de mener un dialogue avec le parlement sur la mise en œuvre d’un plan national du développement. 

« Ce dialogue nous permettra d’avancer nos messages sur des priorités que nous voyons en tant que partenaires », a-t-il indiqué. D’ailleurs, le vice-président de la Troïka a évoqué « la nécessité de l’adoption d’une politique nationale de sécurité afin de permettre aux partenaires de structurer leur soutien« .

Lassina Ouattara, président de Commission d’Evaluation des Politiques publiques et de Suivi des Recommandations (CEPSUR), a décliné l’orientation des discussions. « Il sera question de trois présentations à savoir : la présentation des organes de l’Assemblée et leurs différentes fonctions, une présentation sur le processus d’analyse et d’adoption du budget et enfin l’élaboration d’un plan de résistance étant un rapport qui dit un peu ce que chacun des partenaires a fait au Burkina et situer les responsabilités », a-t-il détaillé.  

Akim KY

Burkina 24

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