CENI : « La récusation contre Tasséré Sawadogo, nous ne pouvons pas la traiter » (Clément Sawadogo)

A la suite de la désignation des commissaires de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) au Burkina Faso, des organisations notamment l’Opposition politique et le Réseau des mouvements du Burkina Faso ont récusé deux commissaires. Le mardi 13 juillet 2021, le ministre en charge de l’Administration territoriale, Clément Sawadogo, est revenu sur le sujet.

La suite après cette publicité

Le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation a reçu deux lettres de récusation de deux commissaires de la Commission nationale électorale indépendante (CENI). La première émane de l’Opposition politique récusant la désignation d’un membre désigné au titre de la chefferie coutumière, le Chef de Sao, Bonaventure Ouédraogo. La raison évoquée par l’Opposition est que « cette personnalité a une appartenance politique et a participé à la dernière campagne présidentielle en soutenant un candidat ».

La seconde récusation provient d’une Organisation de la société civile (OSC), le Réseau des mouvements du Burkina Faso. Cette OSC estime que Tasséré Sawadogo, commissaire au nom de l’opposition politique, manifeste notamment sur les réseaux sociaux, un « activisme politique débordant » et des « prises de positions partisanes ».

« Un point, un trait »

Rappelant quelques textes du Code électoral encadrant la désignation des membres de la CENI, le ministre en charge de l’Administration territoriale, Clément Sawadogo, a notamment décliné l’article 5 du Code électoral portant composition des membres de la Commission. 

Ainsi, a-t-il rappelé que la CENI est composée de 5 personnes désignées par les partis de la Majorité, 5 personnalités désignées par les partis et formations politiques de l’Opposition, 5 personnalités représentant les Organisations de la société civile à raison de 3 représentants des communautés religieuses, 1 représentant des autorités coutumières et 1 représentant des associations de défense des droits Humains.

Au regard des textes, selon Clément Sawadogo, en dehors des dispositions édictées par le Code électorale, son département n’a pas connaissance d’autres types de dispositions qui auraient autorisé à recevoir une récusation des dits membres. 

« La loi ne prévoit pas non plus une validation de la désignation de chaque représentant par les autres composantes. Elle dit, chaque composante désigne son représentant. Un point, un trait. Nous sommes chargés de recueillir les désignations, de faire un rapport au Conseil des ministres pour leur nomination » 

Clément Sawadogo, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation

Pour conclure, selon le ministre, « en considération de tous ces paramètres, nous avons répondu au Chef de file de l’opposition politique pour lui signifier que nous n’avons pas les éléments matériels, nous n’avons pas les éléments juridiques qui permettent de nous engager dans une procédure de récusation ». 

Quant aux Réseaux des mouvements du Burkina Faso, une réponse similaire en été envoyée. « En ce qui concerne un commissaire, il n’a pas non plus l’interdiction de continuer à être membre de son parti. La récusation contre Monsieur Tasséré Sawadogo, nous ne pouvons pas la traiter (…) Nous sommes obligés de nous en tenir à ce que la loi dit », a fait savoir Clément Sawadogo. 

publicite


publicite

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page