Prévention du cancer du col de l’utérus au Burkina Faso : Le vaccin Gardasil 4 arrive !

Le vaccin Gardasil 4 est un nouveau vaccin préventif contre le cancer du col de l’utérus. Sous l’initiative du groupe de plaidoyer ‘‘Stop Grossesse Non désirée/Cancer du Col de l’Utérus (STOP GND/CCU)’’, le ministère de la santé, à travers la Direction de la Prévention par les Vaccinations (DPV) est en passe d’introduire ce vaccin au Burkina Faso. Le lancement officiel du vaccin est prévu pour le 29 octobre 2021 à Ouagadougou.

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Le cancer du col de l’utérus est l’un des premiers cancers qui tuent le plus au Burkina Faso, selon les propos du Dr Issa Ouédraogo, Directeur de la prévention par les vaccinations au ministère de la santé. Il a décliné le choix porté sur le Gardasil 4 envisagé dans la lutte contre ce mal au Burkina Faso.

« C’est un nouveau vaccin qui prévient contre l’infection à papillomavirus, parce que c’est ce virus qui crée les conditions de la survenue du cancer du col chez les femmes », a-t-il informé. Dès lors, le directeur a foi en l’efficacité de ce vaccin. A l’entendre, l’adoption du Gardasil 4 est une approche « très importante » qui va permettre au Burkina d’éliminer le cancer du col de l’utérus qui jusque-là demeure une psychose chez la femme.

« Tous les jours, vous avez au moins une femme qui est hospitalisée du fait du cancer du col. Tous les jours, vous avez une femme qui décède quelque part dans le monde du fait de ce cancer. Notre pays n’est pas épargné car le cancer du col de l’utérus est l’un des premiers cancers qui tuent au Burkina Faso », a révélé Issa Ouédraogo.

L’introduction du vaccin lui apparait comme la seule alternative dans la prévention de ce cancer.  « Le vaccin est une obligation pour chaque pays. Il faut prévenir le cancer du col de l’utérus au regard de ses conséquences dramatiques sur la personne individuelle mais également sur la famille et toute la communauté », a estimé le Directeur.

Dr Issa Ouédraogo , Directeur de la prévention par les vaccinations

La première phase du vaccin concerne la jeune fille non initiée à l’activité sexuelle. « C’est au cours des activités sexuelles qu’on s’expose. Si vous êtes déjà infectés, le vaccin n’a plus d’efficacité. Le vaccin ne guérit pas, il prévient. 

Donc, nous faisons en sorte que la vaccination intervienne le plus tôt possible avant le début des activités sexuelles. Voilà pourquoi ce sont des fillettes de 9 à 14 ans qui vont bénéficier de ce vaccin. Mais on commencera avec la fille de 9 ans et au fur et à mesure, nous allons faire en sorte que toutes les fillettes soient couvertes par ce vaccin », a détaillé Dr Issa Ouédraogo.

Pour la réussite de la campagne dont le lancement est prévu pour le 29 octobre 2021, Dr Issa Ouédraogo compte sur l’engagement des leaders d’opinion ainsi que l’implication d’une volonté politique pour faciliter l’adhésion de la population au Gardasil 4.

« Le début de la vaccination c’est la communication. Dès maintenant, il faut que cette communication prime sur tout pour qu’on sente qu’il y a un travail qui est fait à tous les niveaux pour que ce vaccin soit accepté par tous », a-t-il conclu.

L’introduction du vaccin Gardasil 4 intervient suite aux actions répétées de plaidoyer du groupe Stop Grossesse Non Désirée/Cancer du Col de l’Utérus (STOP GND/CCU), reçu le lundi 6 septembre 2021 par le Directeur de la prévention par les vaccinations pour faire l’état d’avancement de la procédure de l’introduction du vaccin.

« Cette rencontre fait suite à une première. Puisque nous avons une promesse sur l’introduction du vaccin. Donc on est venu faire l’état des lieux sur le processus de l’introduction du vaccin », a indiqué Judith Yerbanga, point focal, lutte contre le cancer du col de l’utérus à l’ASEC, porte-parole du groupe de plaidoyer de ce lundi 6 septembre.

Judith Yerbanga, porte-parole du groupe STOP GND/CCU

Cette décision lui apparait comme l’aboutissement d’un engagement constant de la part du groupe de plaidoyer.  Elle n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction. « Nous sommes plus que satisfaits parce que nous sommes au terme de notre plaidoyer, nous avons été très heureux de voir que notre plaidoyer a été pris en compte.  

Si Dieu le permet vraiment le 29 octobre, comme l’a dit le directeur, nous aurons la phase de lancement », a laissé entendre Judith Yerbanga, avec plein espoir. Concernant les recommandations du directeur de la prévention, le groupe STOP GND/CCU est déjà sur pied pour préparer le terrain.

« Nous avons déjà commencé avec des causeries éducatives, des sensibilisations dans les lycées et collèges et à la rentrée, on est sur notre pied de guerre pour continuer la sensibilisation au niveau des élèves et les parents également », a confié Judith Yerbanga.

En rappel, le groupe de plaidoyer Stop Grossesse Non Désirée/Cancer du Col de l’Utérus est composé d’une cinquantaine d’associations engagées dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive avec l’appui financier notamment de l’ONG Médecins du monde (MdM).

Il s’agit, entre autres, de l’AJCPD, REPAFED, MdM, l’Association Ecole des Citoyens (ASEC), l’Association pour la l’Intégration Economique et Sociale des Femmes dans le développement (IES/FEMMES), la Fondation KIMI, l’association YERELON+, JhPiego, IPBF, CORAB, ONIDS, l’Union des Religieux et Coutumiers du Burkina pour la Santé et le Développement (URCB/SD), et l’association des Femmes Atteintes ou Affectées par le Cancer (AFAAC), Afrika Tomorrow, etc.

Akim KY

Burkina 24

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