Nutrition au Burkina : Le RESONUT fait la restitution des réalisations du projet « CAP »

Après trois ans de mise en œuvre, le projet « Changer, Agir et Progresser » (CAP) pour un Burkina Faso sans malnutrition touche à sa fin. Ce lundi 27 septembre 2021, les membres dudit projet tiennent un atelier de clôture pour faire connaître les résultats atteints. Également, il sera question, pour eux, de faire l’examen des réalisations, des difficultés et des leçons apprises afin de jeter les bases pour les perspectives. 

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Le projet « Changer, Agir et Progresser » (CAP) pour un Burkina Faso sans malnutrition fait la restitution de ses actions après trois ans de mise en œuvre. À noter que le projet est financé par la Fondation Bill et Melinda Gates via le réseau de la société civile pour la nutrition (RESONUT).

Le CAP a pour objectif global le renforcement des capacités des membres du RESONUT pour des actions de plaidoyer efficaces et efficientes en vue d’influencer les décideurs politiques et économiques en faveur de la nutrition au Burkina Faso.

La présidente du conseil d’administration du RESONUT, Valentine Bationo, a affirmé que pendant ces trois ans de mise en œuvre du projet, les résultats ont été atteints dans le domaine de l’amélioration de la gouvernance et de la redevabilité en matière de nutrition sur le plan national que décentralisé.

Au nombre de ces résultats, elle note, entre autres, l’allocation par l’État burkinabè de plus de ressources financières « domestiques et adéquates » pour la nutrition, la mise en place d’un mécanisme national de redevabilité et le renforcement de la gouvernance interne du RESONUT.

« Au cours des trois années de mise en œuvre, le projet est intervenu sur l’ensemble du territoire burkinabè avec un focus sur les régions du Centre, Centre-Nord, du Nord, de l’Est et des Hauts-Bassins« , a-t-elle signalé en rappelant que les bénéficiaires visés par les actions du projet sont notamment les enfants de 5 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes qui constituent, selon elle, des couches généralement plus vulnérables.

« Le projet Changer, Agir et Progresser a été formulé en vue de répondre aux besoins des communautés en leur garantissant une situation nutritionnelle saine et stable« , a précisé Valentine Bationo.

Toujours en termes d’acquis, Valentine Bationo a expliqué que bien avant le projet CAP, l’importance de la nutrition n’était pas vraiment « spécifiée » au Burkina Faso.

« Quand on prend par exemple les financements qui ont trait à la nutrition, ils étaient faibles. À l’heure actuelle, vous avez vu qu’il y a le conseil national de la nutrition qui a été rattaché au niveau de la présidence. Et ça c’est vraiment un grand acquis. Alors qu’avant ce n’était pas le cas, les différents ministères se partageaient un peu la nutrition« , a-t-elle relevé.

À l’issue de ses trois ans de mise en œuvre, le projet Changer, Agir et Progresser a réalisé plusieurs activités comme l’élaboration de la politique et du plan stratégique multisectoriel de nutrition au Burkina Faso, l’élaboration du manuel de procédures administratives, financières et comptables propre au RESONUT, l’étude sur le cadre légal de la nutrition au Burkina Faso, pour ne citer que celles-ci.

Pour ce qui est des perspectives, la présidente du conseil d’administration du RESONUT a mentionné qu’une deuxième phase du projet n’est pas exclue, car, selon ses propos, plusieurs actions sont menées sur le terrain au niveau décentralisé, et il faut y continuer dans ce sens.

A l’entendre, les populations ne souhaitent pas voir ces actions s’arrêter de sitôt. A cet effet, elle note que les discussions sont en cours avec le partenaire pour une deuxième phase du projet. Sinon la première phase prend fin le 30 septembre 2021.

Willy SAGBE
Burkina 24

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