Soudan : L’incertitude persiste avec le dernier putsch militaire

La tension reste vive au Soudan depuis le dernier coup d’Etat opéré le dimanche 24 Octobre 2021. Plusieurs manifestions contre le régime militaire se tiennent jusqu’à ce jour, dressant des barricades érigées dans des quartiers de Khartoum, la capitale. Des arrestations de manifestants sont toujours en cours et les contestations ont déjà fait au moins six morts et plusieurs blessés selon Africanews.

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Des heurts se sont multipliés dans plusieurs quartiers de la capitale Khartoum. Les forces de sécurité et les manifestants s’affrontent à jets de pierres contre l’usage de lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Pour les manifestants à majorité jeune, « le général Burhan vient de voler la révolution et le sang des martyrs, des gens qui ont été martyrisés le 3 juin 2019. C’est un agenda planifié par le Congrès populaire pour contourner la révolution« , explique Negm El-Deen Mohamed à Africanews.

Le déploiement militaire sur le terrain fait penser au général Omar el-Béchir comme l’estime une autre manifestante Hanaa Hassan qui garde un très amer souvenir de celui-là même qui est arrivé au pouvoir après un coup d’Etat en 1989 et qui a régné pendant 30 ans « sans partage ».

Le Soudan est paralysé par une grève générale lancée par les pro-civils. Ainsi, les banques, commerces, pharmacies et autres structures restent fermés et la population se trouve prise en otage dans cette interminable crise socio-économique.

La Banque mondiale vient de suspendre son aide, vitale pour ce pays plongé dans le marasme économique. Mettant ainsi la pression sur les militaires pour un retour au processus de transition. La pression émane également de l’Union africaine, des Etats-Unis et de l’ONU dont le porte-parole Stéphane Dujarric a regretté que le Premier ministre Abdallah Hamdok soit détenu par les militaires.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Africanews

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