Centenaire de l’ascension d’Abdu’l Baha : Les Baha’is du Burkina Faso appellent à l’unité

Le 28 novembre 1921, Dieu rappelait auprès de lui Abdu’l Baha, fils ainé de Baha’u’llah, prophète fondateur de la foi baha’ie. Cent ans plus tard, les millions de Baha’is à travers le monde ont commémoré du 27 au 28 novembre 2021 son rappel à Dieu. Au Burkina Faso, si la commémoration a pu se faire au niveau familial et local auxdites dates, elle se fera en différée au niveau national en raison de troubles sociaux observés durant ladite semaine de célébration.

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Les activités rentrant dans le cadre de la commémoration en différé, au niveau national, du centenaire de l’ascension d’Abdu’l Baha, fils ainé de Baha’u’llah, prophète fondateur de la foi baha’ie, ont été officiellement lancées ce mardi 30 novembre 2021 à l’occasion d’une rencontre avec les Hommes de média.

Occasion pour l’Assemblée spirituelle nationale (ASN) des Baha’is du Burkina d’informer des activités devant se tenir durant cette commémoration. « La traduction du Film ‘’Baha’i Bab Baha’u’llah Abddu’l Bahà’’ dans plusieurs langues ; la diffusion de films au niveau des médias télévisuels, si possible dans plusieurs langues ;

la participation à des débats de presse, si possible ; l’organisation de conférences regroupant les autorités publiques, religieuses, coutumières, civiles et la population ; la présentation du modèle communautaire baha’ie… », a cité Noufou Gnampa, consultant et président du comité de relations publiques au sein de l’ASN.

Mais avant, il s’est agi de présenter brièvement la foi baha’ie, Abdu’l Baha et son héritage ; d’indiquer le pourquoi de ces commémorations et dire en quoi « cet ordre mondial et cette activité communautaire » peuvent contribuer à la cohésion sociale et à la paix au Burkina.

« Le bahaïsme, ou foi bahá’íe est une religion abrahamique et monothéiste, proclamant l’unité spirituelle de l’humanité. La foi bahá’íe est une religion mondiale et indépendante. Son histoire débute en Perse en 1844.  

Son fondateur est Bahá’u’lláh (en arabe « Gloire de Dieu »), un noble persan qui a proclamé être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité des peuples de la terre », a raconté Dr Landry Zouré, médecin et membre de l’ASN des Baha’is du Burkina.

Abdu’l Baha, des dires de Dr Zouré, est considéré par les bahá’ís comme le parfait exemple, en paroles et en actes, de tout ce que Bahá’u’lláh (son père) a enseigné. « Il a dirigé l’expansion de la foi bahá’íe, qui, d’un mouvement religieux essentiellement oriental, est devenue une communauté religieuse mondiale couvrant l’orient et l’occident », a-t-il indiqué.

« Ces commémorations ne sont pas seulement destinées à raviver la mémoire du ‘’Maitre’’, mais aussi à montrer combien son œuvre est d’actualité, en étant une véritable source d’inspiration pour les personnes, les communautés et une humanité en quête de repères, de cohésion sociale et de paix », a expliqué Adelaide Nagalo, également membre.

En effet, au regard de la situation nationale actuelle, les conférenciers, tout en saluant les efforts consentis pour parvenir à la paix, à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale, estiment que de nouvelles et innovantes contributions sont indispensables.

Et de citer l’approche de solution qu’offre la célébration de ce centenaire au travers de quatre outils de réflexion : « une nouvelle révélation divine dont les enseignements permettent de réconcilier les extrêmes de visions et de civilisations ;

un modèle de civilisation qui a créé des consensus entre divers peuples et races ; un modèle de vie unique et inspirant et des outils disponibles à la portée de tous ». Pour eux, la caractéristique principale de la situation nationale est un consensus entre des extrêmes de visions et de civilisations.

L’Assemblée spirituelle nationale (ASN) des Baha’is du Burkina invite véritablement « à s’inspirer d’une cause qui peut créer l’unité des Hommes ».

Pour rappel, la foi bahá’íe compte plus de 6 millions de membres à travers le monde. Son centre spirituel et administratif est situé à Haïfa, en Israël et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008.

Les bahá’ís vivent maintenant dans plus de 100 000 localités dans le monde et des institutions bahá’íes ont été établies dans plus de 200 pays et territoires. La première Assemblée spirituelle nationale (ASN) a été constituée en 1975 au Burkina Faso où l’on compte aujourd’hui environ 4 000 membres.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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