Violences basées sur le genre au Burkina Faso : 1.117 cas du 2 mars au 31 octobre 2021

Engenderhealth a organisé un atelier en faveur des hommes et des femmes de média sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) et la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Les communications ont porté sur trois axes. C’était ce mercredi 8 décembre 2021 à Ouagadougou.

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L’objectif de l’atelier sur les Violences Basées sur les Genres (VBG) et la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, initié par Engenderhealth qui est une organisation mondiale évoluant dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, est de contribuer à une meilleure sensibilisation des populations sur les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Spécifiquement, il s’agit d’abord de renforcer les connaissances des hommes et femmes de média sur la question des violences faites aux femmes, ensuite, les orienter sur les campagnes des 16 jours d’activisme contre les VBG, enfin, les orienter sur les stratégies et les messages clés de lutte contre les violences faites aux femmes au Burkina Faso.

Pour la 1re communication, Le premier module portait sur les violences basées sur le genre : définitions, situations des VBG au Burkina, cadre juridique et défis dans la lutte au Burkina Faso. Abibou Kabré, experte juriste qui a exposé sur ledit module, a défini les VBG comme étant l’ensemble des violences et ou souffrances dirigées spécifiquement contre un homme ou une femme ou un groupe de personnes du fait de leur sexe ou du fait des considérations d’ordre social et spécifique à un contexte ou une situation donnée.

Selon elle, les femmes sont les plus victimes en matière de VBG. Elle a corroboré ses dires à travers les statistiques d’une étude sur le sujet. « Etude pays SIGI-BURKINA FASO OCDE 2018 indique que plus d’une femme sur trois (37%) a été victime de violence domestique au cours de sa vie, contre un homme sur cinq (16%). Selon le bilan du Centre de prise en charge des femmes victimes, il y a eu 1117 cas entre le 2/3/2021 et le 31/10/2021», a-t-elle déploré.

Concernant le cadre juridique, Abibou Kabré a laissé entendre qu’il existe des instruments juridiques nationaux régis par une panoplie de droits permettant de protéger les hommes et les femmes victimes des violences. « Nous avons d’une part les droits civils qui sont composés de la constitution du 11 juin 1991 et le code des personnes et de la famille de 1990. Ensuite, il y a les droits économiques regroupant la constitution et les lois. Enfin, il y a les droits sociaux culturels constitués du droit à l’éducation, au travail et à la santé », a-t-elle expliqué.

Boureima Ouédraogo, médecin en santé publique, réagissant sur la 2e communication qui traitait de la prévention et prise en charge des cas de VBG dans le secteur de la santé : dispositifs et défis, a expliqué que les victimes des VBG sont sujets à des problèmes de santé comme les traumatismes physique et psychologique, aux IST/VIH, à une faible estime de soi, les grossesses non désirées.

Cependant, Il estime qu’il est difficile d’évaluer la prévalence des violences basées sur le genre. « Dans la plupart des contextes, certains types de violences ne sont pas considérés comme des violences par les personnes qui les subissent », a-t-il dit

Nonobstant ce fait, Boureima Ouédraogo est optimiste quant à la prévention des VBG au pays des Hommes intègres. A l’écouter, cela se fera à travers les actions d’anticipation et d’implication communautaire centrées sur «l’inclusion des hommes et des femmes, l’engagement volontaire et manifeste de toute la communauté, l’implication de plusieurs parties concernées à différents niveaux (santé, justice, éducation, action sociale, leader communautaire), etc. », a-t-il souhaité.

Concernant la 3e communication, elle évoquait les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, une initiative mondiale pour mettre fin aux VBG : rôles des femmes et hommes des média du Burkina Faso.

Sur ce sujet, Boureima Ouédraogo a rappelé que c’est une campagne créée en 1991 et prévue chaque année du 25 novembre au 10 décembre. Il a ajouté qu’il était important pour les Hommes de média d’élaborer des messages clés dans le cadre de cette campagne afin d’impacter positivement.

Aminata Catherine SANOU (Stagiaire)

Burkina 24  

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Rédaction B24

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