2022, l’année de tous les espoirs !

Bien loin ces années bonheurs pour les Burkinabè. Le temps où ils observaient mi-compatissants, mi-dédaigneux, notamment leurs voisins maliens s’embourber dans le terrorisme… Le loup est désormais dans la bergerie. Mais, l’espoir n’est pas perdu, au nom de la Patrie ! 

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Depuis 2015, date de la première attaque terroriste enregistrée dans le pays, les années se suivent et ressemblent, toutes horribles les unes que les autres. Mais les 12 derniers mois auront été particulièrement les plus difficiles, depuis que le pays, jadis havre de paix, s’est retrouvé dans l’œil du cyclone. Une année difficile, une année noire, une année rouge…

2021 a été attristée par de nombreuses attaques terroristes avec une régularité et une violence jamais connues jusque-là. Ces agressions ont pris pour cibles aveuglement des Forces de défense et de sécurité (FDS), des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et de simples civils aux mains nues.

Ces attaques ont provoqué une onde de choc au sein de l’opinion et entraîné d’importantes répercussions sociopolitiques, suscitant une vague de manifestations pour dénoncer la détérioration de la situation sécuritaire et surtout l’incapacité du pouvoir à juguler le mal.

Changement de fusil d’épaule

Quand ce ne sont pas les ministres de la Défense et de la Sécurité qui étaient sur la sellette, c’est le chef de l’Etat lui-même qui s’est retrouvé sous le feu des critiques, certains demandant même son départ du pouvoir de gré ou de force.

A cette colère qui était dirigée contre le gouvernement, est venu s’ajouter le blocage, plusieurs jours durant, d’un convoi logistique de l’armée française qui se rendait au Mali.

Face à la fronde populaire, Roch Marc Christian Kaboré a été contraint de changer de fusil d’épaule. L’acte fondateur de ce changement de « paradigme » est ce discours tenu le 25 novembre tard dans la nuit. Le président a notamment annoncé la réorganisation de l’armée et une opération « mains propres » pour vider tous les contentieux de crimes économiques.

En 2021, le combat contre le grand mal du pays s’est joué aussi dans les prétoires. La Chambre correctionnelle spécialisée du pôle spécialisé dans la répression des actes terroristes a, en effet, procédé en août 2021 au jugement de la première cohorte de présumés terroristes. Une dizaine de prévenus étaient à la barre sur les quelque 900 autres qui attendent encore leur procès à la prison de haute sécurité.

Tout n’a pas été que sombre…

Un autre jugement était attendu cette année, celui des auteurs présumés de l’assassinat du père de la révolution burkinabè, Thomas Sankara. Le procès, ouvert depuis le 11 octobre, suit son cours normal. Au cours de cette année qui aura vu augmenter le nombre de déplacés internes, qui frôle aujourd’hui 2 millions de personnes, tout n’a pas été que sombre.

Des sportifs comme Hugues Fabrice Zango qui a décroché la première médaille olympique du Burkina à Tokyo, et Iron Biby, détenteur de plusieurs records dans sa discipline, ont mis du baume au cœur.

Le candidat vaccin contre le paludisme baptisé R21/Matrix-M dont les essais vaccinaux ont été dirigés par un autre Burkinabè  d’exception, le Pr Halidou Tinto, a  atteint une efficacité record de 77%. De quoi donner de l’espoir dans le combat contre une maladie qui fait chaque année des ravages en Afrique.

Après une année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19, les grandes manifestations culturelles et sportives ont repris en 2021 avec la tenue notamment du FESPACO, de la 16e édition de la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO), la 16e édition du festival Ciné Droit Libre et de la 33e édition du Tour du Faso. De grands concerts comme ceux de Amzy, Kayawoto et Smarty ont drainé des foules.

Que 2022 soit une année de santé, de bonheur et de prospérité dans la paix retrouvée !

Ce sont là quelques rares moments de joie dans le blues généralisé. D’ailleurs, ils étaient nombreux à ne pas avoir la tête à la fête durant ces grandes réjouissances.

C’est donc tout naturellement que les Burkinabè nourrissent un grand espoir sur cette année 2022. Le rêve de tous est que les fruits que constituent les changements apportés au sein de l’exécutif et de l’armée tiennent la promesse des fleurs. La tâche la plus urgente sera de reconquérir les portions de territoire perdues, d’œuvrer au retour des déplacés internes et de l’administration.

C’est tout le mal que l’on puisse souhaiter au Burkina Faso. A titre individuel, que 2022 soit, pour chacune et chacun, une année de santé, de bonheur et de prospérité dans la paix retrouvée !

La Rédaction

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Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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