Sécurité : « Si Namsiguia tombe, ce sera Bourzanga et si Bourzanga tombe, ce sera Kongoussi »

L’Association pour le développement de Namsiguia et villages environnants (ADNVE) a appelé les autorités burkinabè, ce lundi 10 janvier 2022, à se pencher sur la situation de Namsiguia dans le Bam.

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Depuis le début des attaques, Namsiguia a enregistré à la date du 5 janvier 2022 « sa 30e attaque », selon le porte-parole de l’Association pour le développement de Namsiguia et villages environnants, Abdoul Karim Sawadogo, qui appelle les autorités au secours. Il a révélé que les attaques sont quasi quotidiennes et sont parfois soldées par morts d’hommes, vols de bétail, enlèvements dans cette ville du Bam.

Il a également déclaré que Namsiguia est encerclée par les terroristes qui occupent les points névralgiques comme le barrage de Kourao et les puits de Basnéré et les populations sont affamées et assoiffées. « Elles vivent dans une prison à ciel ouvert. Impossible d’aller au chef-lieu Bourzanga du fait du blocus des terroristes à Kaifaye situé à 2 km où ils contrôlent les cars et les camions et enlèvent les ressortissants de Namsiguia », a-t-il affirmé.

Abdoul Karim Sawadogo, porte-parole de l’ ADNVE a invité les autorités a voler au secours des populations de Namsiguia.

Pour attirer l’attention des autorités, les populations de Namsiguia et les déplacés internes qui y vivent avaient alors bloqué la RN 22 du 6 au 8 décembre 2021. Malheureusement, la ville a subi d’autres attaques après ce blocus.

En plus de la difficulté d’accès à leurs champs ni au point d’eau de Kourao pour le maraîchage, dit-il, les populations font face au refus de ravitaillement des camions et celui des cars de transport en commun d’accepter les populations de ladite dans leurs bus. « Ils répondent que  ce sont les terroristes contrôlant l’axe routier qui leur interdisent », a relaté Abdoul Karim Sawadogo.

Assurant que l’Association pour le développement de Namsiguia et villages environnants (ADNVE) a fait sa part et ne se lassera pas de le faire, il a interpelé les autorités.

« Il faut sauver maintenant et sans délais les milliers de populations de Namsiguia  pour que leur résistance contre le terrorisme depuis maintenant quatre longues années ne soit pas vaine », a-t-il lancé.

Selon Levi Konfé, si Kongoussi tient c’est parce que Namsiguia n’est pas encore tombé.

Levi Konfé, quant à lui, a affirmé que les populations demandent de l’aide afin de reprendre leur quiétude et aller où ils  veulent.

« Si Namsiguia tombe, ce sera Bourzanga et si Bourzanga tombe, ce sera Kongoussi. Les terroristes évoluent par étape. Si la province tient encore, c’est parce que Namsiguia tient toujours », s’est-il exprimé.

Les membres de l’association ont invité  les Burkinabè à changer de fusil d’épaule car beaucoup sont restés impassibles face au drame qui se joue dans les régions ou localités sous menaces. Namsiguia est situé dans la commune de Bourzanga, province du Bam et est la deuxième plus grande localité de ladite commune.

 Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24 

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