Mali : La société civile prête mains fortes à la junte militaire après les sanctions de la CEDEAO

Mali – La confrontation entre la Cédéao et le Mali devrait aboutir à l’activation de la Force militaire en attente de l’organisation sous-regionale. A cet effet, les autorités de transition malienne en appellent à la vigilance et à la mobilisation de tous les Maliens, mais aussi des forces nationales de défense et de sécurité. A ses côtés, se mobilise la société civile qui a déjà organisé en 24 heures des rassemblements à Bamako, la capitale, le dimanche 09 Janvier 2022 dans la soirée et le lendemain lundi 10 Janvier dans l’après-midi. D’autres gigas meetings sont également à l’ordre du jour.

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De nombreux soutiens des autorités de transition au sein de la société civile demandent de la fermeté face à ces sanctions considérées comme une violation de la souveraineté du Mali et contre la volonté des Maliens.

Le Front pour l’émergence et le renouveau au Mali (FER-Mali) est en première ligne de la mobilisation. « Le Mali doit se mettre debout. On ne doit pas compter sur les autres. Donc nous, nous soutenons fermement la vision des autorités de la transition. Le Front pour l’émergence et le renouveau au Mali demande une mobilisation générale de tous Maliens et des amis des Maliens sur l’ensemble du territoire national pour soutenir les autorités de la transition et condamner ces sanctions illégales, illégitimes et inhumaines des présidents de la Cédéao », estime son président Sory Ibrahima Traoré.

Pour la société civile malienne, la pomme de discorde entre le gouvernement de leur pays et la Cédéao à savoir, la prolongation de la transition de 6 mois à 5 ans, résulte des assises nationales de la refondation reflétant la volonté des Maliens. Par conséquent, les injonctions de la Cédéao viennent comme un cheveu dans la soupe des Maliens.

Selon des observateurs, les autorités de la transition malienne ne sont pas prêtes à se laisser faire et pour y arriver, elle ira toucher à la fibre nationaliste de la population pour ne pas se retrouver seule dans cette aventure qui consiste au bras de fer avec la Cédéao et l’Uemoa.

Dans la pratique, le Mali pourrait être rapidement asphyxié au plan économique à condition qu’il « s’endette auprès de la Russie, de la Chine ou de la Turquie », rappelle un observateur.

De son côté, la Cédéao promet dénouer l’étau des sanctions par « levée progressive » des sanctions dès que Bamako aura présenté un chronogramme jugé « acceptable » accompagné de « progrès satisfaisants » constatés dans sa mise en œuvre.

Le dimanche 09 Janvier 2022, à l’issue d’un sommet extraordinaire de la Cédéao et de l’Uemoa à Accra, au Ghana, une batterie de sanctions a été prise à l’encontre du Mali.

Il s’agit du gel des avoirs maliens ; aides financières coupées ; fermeture des frontières entre les États membres et le Mali ; suspension des transactions avec Bamako, à l’exception des produits médicaux et de première nécessité, des produits pétroliers et de l’électricité ; gel des actifs et des avoirs du Mali dans toutes les banques centrales des pays membres de la Cédéao ; gel des avoirs du gouvernement et des entreprises d’État du Mali dans toutes les banques commerciales de la Cédéao ; retrait des ambassadeurs de tous les pays membres au Mali ; activation immédiate de la force en attente de la Cédéao, pour prévenir tout risque de déstabilisation.

A l’annonce de ces mesures coercitives  contre Bamako, les autorités maliens ont aussitôt opté pour le principe de la réciprocité en rappelant ses ambassadeurs dans les différents pays de la Cédéao.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI

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