Transition au Burkina : TOUBA demande au MPSR d’éviter le piège de la précipitation

Suite au coup d’Etat du MPSR et de fait la déchéance du pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, le mouvement de la société civile Tous Unis pour un Burkina Apaisé donne de la voix. Au cours d’un point de presse ce lundi 31 janvier 2022, ce mouvement invite les nouvelles autorités à tirer leçons des échecs de la transition de 2015 et surtout de ne rien précipiter dans leur démarche.

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Au moment où les Burkinabè attendent encore de savoir la marche que va proposer le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) dans la conduite de l’Etat, Tous Unis pour un Burkina Apaisé (TOUBA) se prend position contre une transition précipitée comme celle de 2015.

« Elections d’accord, mais le Burkina Faso d’abord », martèle le mouvement TOUBA qui demande aux nouvelles autorités et au peuple burkinabè de ne rien précipiter, « car, dit-il, nous devons tirer leçons de notre insurrection inachevée qui a conduit la situation que nous avons vécue ».

Richard Adams Silga, Coordonnateur de TOUBA: « Nous demandons à la jeunesse de prendre son destin en main en soutenant les autorités de la transition »

Le Coordonnateur de TOUBA, Richard Adams Silga, qui a toujours à l’esprit les ratés de la transition de 2015, recommande au nouveau chef de l’Etat, le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba de se méfier de proposer dans la précipitation une échéance pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

De l’avis de Richard Adams Silga, « le Burkina Faso a besoin d’une refondation », et ce n’est pas en quelques mois que cela peut se faire.

« Le temps nous importe peu. Ce qui importe, c’est la stabilité du pays », s’est exprimé le coordonnateur de TOUBA qui demande au MPSR de s’atteler à ses promesses de départ, « c’est-à-dire, la libération et la pacification du territoire du Burkina Faso pour permettre aux déplacés internes et externes de retrouver leurs terres ancestrales ».

Ce mouvement a, de ce fait, appelé le peuple burkinabè à faire fi de toutes les contradictions internes et faire front avec les militaires dans la lutte contre les terroristes.

Se prononçant sur la suspension du Burkina dans les instances de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’une éventuelle sanction de l’instance sous-régionale contre les nouvelles autorités du pays, le Coordonnateur de TOUBA, Richard Adams Silga a fait observer que lorsque le Burkina était attaqué de toute part, la CEDEAO n’a rien fait pour aider le pays.
Il demande donc à l’instance ouest-africaine de se garder d’adopter des sanctions contre le pays des Hommes intègres, qui selon ses dires, n’a aucune leçon de démocratie à recevoir d’elle.

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