Soutenance : Le commissaire Tiendrébéogo décortique la prise en charge des déplacés de Pazani

Le commissaire de police Dakiswendé Moïse Tiendrébéogo a soutenu son mémoire de master  de recherche en gestion de conflit et construction de la paix à l’Institut Supérieur  de Sécurité Humaine (ISSH), ce mardi 1er février 2022, à Ouagadougou. Avec pour thème la gestion des déplacés internes de Pazani dans la commune de Ouagadougou, l’impétrant a été sanctionné avec la note de 18/20. 

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Après sa formation et ses  recherches, le commissaire de police Dakiswendé Moïse Tiendrébéogo a présenté les résultats de  ses recherches sur  la gestion des déplacés internes de Pazani dans la commune de Ouagadougou. Cette soutenance sanctionnée par la  note de 18/20 a eu lieu ce mardi 01er  février 2022, à l’Institut Supérieur  de sécurité humaine et présidée par le Pr Boureima Ouédraogo, sociologue.

La famille (son père et sa mère) de l’impétrant Dakiswendé Moïse Tiendrébéogo était également présente.

L’impétrant a présenté son travail de 58 pages, subdivisé en plusieurs parties dont l’introduction, la problématique, la méthodologie, les résultats et la conclusion. Son travail de recherches a ainsi consisté à faire l’examen des mécanismes des gestions des Personnes Déplacées Internes (PDI) dans la commune de Ouagadougou  et aussi faire l’analyse du dispositif de prise en charge des PDI de Pazani dans la commune de Ouagadougou.

Plusieurs personnes dont les collègues de l’impétrant étaient présentes à cette soutenance.

Selon lui, dans sa présentation,  les déplacés internes de Pazani et ceux des autres zones ont tous  des facteurs communs. Ils sont exposés aux mêmes problèmes et partagent les mêmes besoins. Pour les PDI de Pazani, elles vivent de l’aide des ONG, des associations caritatives ou de tuteurs. La discrimination  des réponses humanitaires entre PDI l’a conduit à des questions de recherches. 

« Quelles sont les facteurs sociopolitiques qui jouent sur la prise en charge des PDI  de Pazani ? Quels sont les facteurs qui justifient le refus des PDI de rejoindre les sites de Barsalogho ? Comment le refus de se rendre à Barsalogho joue sur la gestion des PDI de Pazani ? Comment dans ce contexte trouver une formule efficace de gestion efficace de gestion des PDI de Pazani ? » s’est-il questionné.

Ces questions lui ont permis de se fixer des objectifs et d’émettre des hypothèses pour la réussite de ses recherches.

Le commissaire de police Dakiswendé Moïse Tiendrébéogo a laissé entendre dans ses explications que selon les déplacés il peut y avoir des infiltrés c’est pourquoi l’Etat refuse de les aider afin de les amener à repartir dans les zones dédiées pour les accueillir.

A l’issue de la présentation des résultats de ses recherches qui a duré une quinzaine de minutes, le jury a apprécié positivement son travail en lui décernant la note de 18/20.

« Ce site n’est pas reconnu officiellement comme étant un site de PDI, néanmoins les personnes qui sont là-bas rentrent dans la catégorisation des PDI donc ça fait l’intérêt du travail que de ne pas s’enfermer dans une catégorisation officielle quand bien même la réalité est la même concernant les PDI », a affirmé le président du jury Pr Boureima Ouédraogo, qui a bien  apprécié cette approche.

Selon lui, ce document rédigé sous la direction du Dr Zakaria Soré, enseignant chercheur à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, vient accroitre le domaine de connaissance justement dans le domaine des PDI. Ce qui  veut dire que d’autres vont pouvoir en prendre de la graine pour des travaux sur d’autres sites de PDI au Burkina.

Le président du Jury, Pr Boureima Ouédraogo a assuré que le document a de l’avenir du point de vue du travail scientifique.

Le commissaire de police Dakiswendé Moïse Tiendrébéogo, satisfait du travail qu’il a pu réaliser, a laissé entendre que  ce qu’il a voulu faire ressortir c’est le fait que les personnes qui sont déplacées à Ouagadougou ne bénéficient pas des aides aussi bien que les autres qui sont restés dans les autres régions.

« Du coup, quand on interroge les instruments juridiques internationaux, on se rend compte qu’ils doivent bénéficier des mêmes aides que les autres. C’est à partir de là que nous avons tiré notre problématique  et nous avons aussi regardé que la situation sécuritaire est telle qu’actuellement aussi bien au niveau de l’Etat qu’au niveau de ces personnes déplacées, la discussion est là. Mais il n’y a qu’une concertation, une mise en commun des idées qui pourrait aider à résoudre ce problème », s’est-il exprimé.

L’impétrant à l’issue de la soutenance dédicace des exemplaires de sa nouvelle œuvre « Les dieux ont rompu le silence », pour les membres du jury.

En rappel, Moise Dakiswendé Tiendrebéogo est  commissaire de police et chef du centre d’entrainement des Unités d’Intervention de la Police (UIP) nationale. Il est également écrivain et a à  son actif  deux romans. Il s’agit de « Un père inconnu » et « Les dieux ont rompu le silence ».

Lire aussi 👉🏿Commissaire Moïse Tiendrébéogo : « Personne ne viendra faire notre combat à notre place » 

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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