La Banque Agricole Du Faso (BADF) engagée à booster le secteur agricole

Au bout de 48h de retraite stratégique à Koudougou dans la Cité du cavalier rouge, les premiers responsables et le personnel de la Banque Agricole Du Faso (BADF) ont échangé autour du Plan Stratégique de Développement (PSD) 2022-2026 afin de permettre à tous d’être au même niveau d’information. Avec pour objectif d’être leader dans le financement de l’agriculture dans le paysage bancaire du Burkina Faso, la BADF à travers son nouveau référentiel entend faire la part belle au secteur agricole.  

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Le secteur agricole est l’un des secteurs qui ne bénéficient pas assez de l’accompagnement des institutions bancaires et selon des données de la BCEAO, seulement 3% des financements des banques sont destinés au monde agricole. La création de la BADF vient donc offrir aux acteurs du monde rural un outil pour leur permettre d’accéder aux financements bancaires.

Le présidium à l’ouverture de la retraite stratégique

C’est d’ailleurs ce pourquoi, dans cette banque, toute une direction est dédiée à la clientèle agricole. Il s’agit de la Direction de la Clientèle Agricole et des Institutions (DCAI), laquelle s’occupe du financement agricole, de l’agrobusiness, de la clientèle féminine, des Projets, ONG, des Institutions financières et du secteur public.

Aux côtés de cette direction, s’ajoutent deux autres directions, la Direction des Grandes Entreprises (DGE) puis la Direction des Moyennes Entreprises et du Réseau (DMER) dédiée à la clientèle non agricole, c’est-à-dire les particuliers (salariés, retraités, étudiants, les Très Petites Entreprises), les PME/PMI et les professions libérales.

« Nous avons pris l’engagement de porter l’ensemble de notre contribution à 55% à l’endroit du monde agricole. Le reste des 45% sera affecté à d’autres secteurs, parce que la BADF est une banque universelle d’abord, c’est-à-dire que nous traitons toutes les opérations de banque avec toute catégorie de clientèle.

Mais pour asseoir notre spécificité, nous avons pour obligation de nous professionnaliser dans le financement du monde rural. C’est pourquoi cet objectif de 55% est poursuivi et fortement inscrit en bonne place dans notre PSD », s’est exprimé le Directeur Général de la BADF, Daouda Simboro à l’issue de la retraite stratégique.

Le DG de la BADF, Daouda Simboro (de dos) s’adressant au personnel

A travers son nouvel outil de pilotage des ses activités, la BADF affiche clairement ses ambitions et veut se donner les moyens de les atteindre. De façon concrète, dans le court terme, elle entend poursuivre l’extension de son réseau avec l’ouverture de 11 agences en 2022. Au terme du Plan Stratégique de Développement (PSD 1) en 2026, la banque devra compter 38 agences.

La BADF ambitionne de promouvoir une agriculture intelligente et à cet effet, un point d’honneur sera mis sur la transformation digitale de la banque.

Photo de famille lors de la retraite stratégique de la BADF à Koudougou

La Banque Agricole Du Faso, faut-il le rappeler, a pour missions d’accompagner l’Etat à promouvoir le développement économique et social par l’inclusion financière et le financement du monde rural, de financer la production et la commercialisation des produits agricoles, de contribuer à moderniser l’agriculture par le financement de la mécanisation et des intrants au profit des acteurs du monde rural.

Aussi de donner une valeur ajoutée aux produits agro-sylvo-pastoraux, halieutiques et fauniques par le financement de la transformation avant exportation, d’aider à réduire le volume des importations en finançant les industries de produits manufacturés d’origine agricole et animale et de répondre efficacement aux attentes en matière bancaire des autres acteurs de l’économie nationale en leur proposant des produits et services adaptés entre autres.

Il y avait aussi au  menu de cette retraite stratégique, des activités récréatives. Ici un concerto au profit du personnel.

Elle est pilotée par un Conseil d’Administration dans lequel on retrouve des représentants du monde rural, du secteur public et privé et des personnes ressources cooptées pour leur connaissance de la profession bancaire. L’Etat est l’actionnaire majoritaire à hauteur de 87,5%.

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