8-Mars en différé : Enabel célèbre les droits de la femme autour d’un panel

L’Agence belge de développement (Enabel) dans la quête de meilleures stratégies afin de protéger les femmes face à la double crise au Burkina Faso a initié une conférence publique pour des échanges. Ladite conférence intervient pour la commémoration en différé de la célébration de la journée internationale de la femme. C’était ce mardi 5 avril 2022 à Ouagadougou.

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La conférence a connu la participation des différents acteurs de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des représentants des départements ministériels et des acteurs de l’Agence belge de développement (Enabel).

Elle visait principalement, avec les différents participants à mener  des réflexions pour une meilleure compréhension et à des réflexions sur les droits des femmes. Qui, selon les organisateurs, conduiront à la prise d’engagements pour la promotion et la défense des droits de la femme.

« Enabel s’engage au Burkina Faso, à se focaliser sur le respect des droits de la femme. Cette conférence est une activité parmi bien d’autres et j’espère que ce sera une réussite », a laissé entendre Olivier Krins, représentant pays de Enabel, comme pour souhaiter la bienvenue et une bonne réflexion aux panélistes et aux participants.

Olivier Krins Représentant pays de Enabel

« Stratégies pour une meilleure protection des femmes », est le thème choisi pour cette commémoration de la journée internationale de la femme célébrée en différé par l’Agence belge de développement. La conférence publique de ce jour  a connu deux panels dont le thème du premier portait sur « l’environnement politique, sécuritaire et social : défis et enjeux pour les droits de la femme ».

Par ailleurs, les échanges du panel ont tourné autour des droits de la femme avec des panélistes femmes sur quatre communications. Elles ont porté essentiellement sur le cadre législatif au Burkina Faso ; les défis de mise en œuvre et les enjeux ; les leviers et stratégies pour une meilleure protection des femmes du cadre général et environnement favorable aux droits sexuels et reproductifs.

les participants au panel

les droits des femmes existent mais ne sont pas appliqués

Pour les panélistes, l’existence des droits de l’Homme qui s’appliquent sur l’homme et la femme est réelle et effective au Burkina Faso. En effet Edwige Yaméogo, conseillère en promotion du genre, l’une des communicatrices a fait cas de la pluralité des droits consacrés dans l’ordonnancement juridique au Burkina Faso. Elle a aussi ajouté que si les droits des femmes ne sont pas respectés, cela n’est aucunement dû à des bases juridiques, mais plutôt au non-respect des textes en vigueur.

«Le contexte fait que la fille ou la femme à tous les différents stades de sa vie est brimée  et violentée. Les droits des femmes sont inaliénables  et partie intégrante des droits humains et pour aucune tradition, aucune culture, on ne saurait invoquer une quelconque brimade à l’endroit d’une femme ou d’une jeune fille », a-t-elle expliqué.

il faut une implications des acteurs

A noter que pour une efficience du respect des droits des femmes,  il est ressorti qu’il faille créer  un environnement pour la participation de tous les acteurs dans la dénonciation et l’accompagnement des victimes du non-respect de leurs droits.

« Il y a la nécessité de créer un climat de confiance en mettant en place des mécanismes juridiques et institutionnels qui facilitent le respect des droits de la femme », a soutenu Judith Somda, modératrice du panel.

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24

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