Dossier Thomas Sankara : «Je n’intègre pas la peur dans ce que je fais » (Me Bénéwendé)

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Me Bénéwendé Sankara, Avocat de la famille Sankara, a été l’invité du 2e numéro de 2022 du Club de la presse du Centre national de presse Norbert Zongo (CNP/NZ), ce vendredi 6 mai 2022. Il a échangé avec les Hommes de médias autour du thème « Dossier Thomas Sankara : péripéties et enseignements d’un marathon judiciaire de 25 ans ? »

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Me Bénéwendé Sankara a à l’occasion de cette rencontre fait l’historique du dossier Thomas Sankara ; raconté les péripéties l’entourant ; donné sa perception de la justice au Burkina Faso et sur l’avenir du Burkina Faso… Il a aussi fait part de son ressenti dans la conduite du dossier.

« Je ne pense pas avoir été effrayé d’une manière ou d’une autre malgré les risques, les menaces. Il faut aussi travailler à éviter de tomber dans ces risques. Le combat aussi c’est ça. Il faut souvent minimiser les risques par son propre comportement.

Qu’est-ce que nous autres nous n’avons pas eu comme calomnie, médisance, et souvent ce sont vos confrères (ndlr, journalistes) même qui le font. Mais, si in fine, on fouille dans votre vie et qu’on se rend compte que ce n’est pas ça, vous circulez. Franchement, je n’intègre pas la peur dans ce que je fais. Le jour où je vais l’intégrer, je ne fais pas », a-t-il indiqué.

Quid des restes de Thomas Sankara et … ?

« Quand le juge d’instruction a fini son travail, avant de prendre son ordonnance de clôture et de renvoi devant le tribunal, il a convoqué les treize familles, plus l’armée, qui a été représentée, pour qu’on décide du sort des restes », a d’abord rappelé Me Bénéwendé.

Il a ensuite indiqué que les familles ont décidé d’enterrer les restes en un même lieu. « Les familles ont décidé d’abord que là où on va enterrer le président Thomas Sankara, c’est là où on va enterrer les autres restes », a-t-il poursuivi avant de faire savoir la réplique de l’armée.

« L’armée est intervenue pour rappeler qu’avant tout, ce sont des militaires et selon les textes, l’armée a son mot à dire. Ensuite, c’est une autorité politique, donc il faut forcément une décision politique », a-t-il rapporté.

Aujourd’hui, a en outre laissé entendre Me Sankara, les familles sont dans une dynamique de trouver un lieu pour enterrer les restes.

« Tout dernièrement, après le délibéré du 6 avril 2022, les treize familles se sont réunies pour décider de voir ensemble et de concert comment ces restes seront enterrés. Le procès  est en cours. Les familles sont dans un processus consensuel de choix du lieu et de tout ce qui va s’en suivre », a-t-il dit.

En attendant, « ces restes sont en lieu sûr et toujours sous scellés. C’est gardé dans un lieu secret pour des raisons de sécurité », a-t-il dit en somme.

«Thomas aussi, là où il est là, il suit les gens dans leurs propos. Il y a des radios qui ont dit haut et fort que le Burkina connait des problèmes parce qu’on a déterré des cadavres, on n’a pas fait les rites. Mais fallait partir à l’information. Ça ne fait pas partie d’un élément de procédure judiciaire, mais ça été fait, avec des coutumiers, avant d’aller déterrer», a confié Me Bénéwendé concernant l’exhumation du cadavre de Thomas Sankara.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24 

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Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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