Le syndicat des travailleurs de l’action sociale désapprouve les scissions de leur ministère

Le Syndicat des Travailleurs de l’Action Sociale (SYNTAS) a effectué une sortie médiatique ce jeudi 16 juin 2022 à Ouagadougou pour dénoncer les différentes scissions et fusions qu’a connues ledit ministère depuis quelques années.  

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Depuis un certain moment, le ministère en charge du social est en constante mutation. D’un gouvernement à un autre, il est soit autonome, soit il est en fusion avec celui du genre et de la famille. « Depuis 2016, l’ex ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale et celui de la promotion de la femme et du genre sont devenus pour les autorités gouvernementales dans notre pays, un champ d’expérimentation de leurs lubies », s’est remémoré Juste Koumara Logobana, secrétaire général du SYNTAS.

Rappel du contexte

Il a d’ailleurs fait un flash-back sur les dates qui concourent aux différentes scissions et fusions. « La formation du gouvernement THIEBA 1, le 12 janvier 2016 a consacré leur fusion pour donner le Ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille assorti d’un secrétariat d’Etat.

En 2019, avec l’avènement du gouvernement TIEBA 2, le département devient ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire. En 2021, il devient le ministère du genre, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire », a rappelé Juste Koumara Logobana.

Juste Koumara Logobana, secrétaire général du SYNTAS
Juste Koumara Logobana, secrétaire général du SYNTAS

Selon les responsables du SYNTAS, les scissions et fusions des différents gouvernements ont occasionné des amalgames auprès des différents travailleurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. Et d’insister sur le fait que « la quasi-totalité des travailleurs ne savent pas de quel département ils relèvent ». Comme conséquence, ils ont affirmé assister à un ralentissement du  travail des ministères mis en cause.

A écouter Juste Koumara Logobana, malgré l’avènement du MPSR, le problème demeure. Cela a conduit à la fragilité du département par l’insuffisance des ressources humaines, financières et matérielles ; l’augmentation exponentielle du nombre des personnes déplacées internes ; d’enfants en situation de rue ; d’enfants orphelins du fait des attaques terroristes…

Les recommandations

Pourtant, les membres du SYNTAS ont signifié que lors de leurs prises de fonction, les ministres dont leurs ministères relèvent de ces fusions avaient promis l’implication effective des partenaires sociaux. Mais jusque-là, rien n’est fait dans ce sens, disent-ils.

Pour remédier à cet état de fait, Juste Koumara Logobana et ses pairs ont fourni quelques recommandations. D’une part, ils ont interpellé le gouvernement à revoir sa copie pour éviter la caporalisation de leur outil de travail et l’accroissement des souffrances des publics cibles.

D’autre part, ils ont invité l’ensemble des travailleurs et militants à se départir de « tout corporatisme et à forger l’unité d’actions entre professionnels ». Enfin, ils ont appelé les travailleurs et  les militants, à se mobiliser, et à s’organiser davantage pour répondre aux mots d’ordre que la situation commanderait.

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24 

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