Santé : L’OMS renforce les capacités des acteurs nationaux à travers des ateliers de communication

L’organisation mondiale de la santé (OMS), en collaboration avec le ministère de la santé, organise du 18 au 30 juillet 2022, un atelier de formation sur la communication de crise, et l’engagement communautaire lors des urgences de santé publique, dans la cité du cavalier rouge (Koudougou). La cérémonie d’ouverture de ces séries de formations a eu lieu ce lundi 18 juillet 2022, dans ladite province.

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Depuis ces vingt dernières années, le monde fait face à des maladies nouvelles ou réemergentes. Le risque d’épidémie est de plus en plus grand. Les épidémies de choléra, de paludisme, de méningite et de rougeole restent des défis majeurs pour les pays.

Les récentes urgences de santé publique, comme la flambée de la maladie à virus Ebola en Afrique de l’ouest ( 2015-2016), l’émergence de la maladie à virus Zika (2015-2016), la pandémie du COVID 19, la variole du singe en 2022, les flambées de fièvre jaune et de rougeole dans plusieurs pays africains, ont mis en évidence les défis majeurs et les lacunes de la communication sur les risques lors d’une épidémie ou toute autre urgence de santé publique.

« L’objectif visé c’est d’arriver à former une masse critique d’agents de santé »

Au regard de ces faits, une communication efficace, appliquée de manière stratégique, est donc essentielle pour influer sur les aspects comportementaux et sociaux des activités destinées à prévenir et à lutter contre les maladies.

« L’objectif visé c’est d’arriver à former une masse critique, non seulement d’agents de santé, mais également de tous les cadres qui sont en contact, et qui sont impliqués dans la gestion lorsque survient un problème de santé publique », informe Dr Coulibaly Seydou,  représentent de l’OMS par intérim au Burkina Faso.

Après une première phase qui s’est soldée par un succès, il était de bon ton d’organiser la 2e phase, histoire de renforcer les capacités des acteurs au niveau national, pour pouvoir avoir les réactions promptes en face de situation d’épidémie.

« La communication est transversale, et une idée male exprimée peut amener un spécialiste par exemple de la santé à faire des erreurs »

Ainsi, le volet de la communication, une fois de plus vient de montrer que tout tourne autour d’elle. D’où l’implication de la ministre de la communication, Valérie Kaboré, à présider la présente cérémonie.

«  Je suis à Koudougou, parce que le ministère de la santé a bien voulu associer mon département à un atelier qu’il organise avec l’appui de l’OMS, sur la communication en milieu sanitaire. C’est parce qu’ils ont aperçu et je crois qu’ils ont bien perçu l’importance de la communication aujourd’hui dans tout processus, dans tout système qui se met en place ou qui existe déjà.

Parce que la communication est transversale, et une idée mal exprimée peut amener un spécialiste par exemple de la santé à faire des erreurs, ou amener un patient à avoir sa vie écourtée, alors qu’il devait vivre plus longtemps. Donc il y a un savant dosage à mener quand on doit s’adresser à un public, quand on doit vulgariser par exemple un processus, ou vulgariser une connaissance du milieu médical.

 Il y a un savant dosage de prise de parole, de technique, et il faut le convenir ensemble entre spécialiste, et je crois que l’OMS a bien fait de venir appuyer le ministère de la santé qui se bat au quotidien et qui met la communication au centre de ce qu’elle fait », soutient la patronne du département de la communication.

Valérie Kaboré, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme

Pendant deux semaines donc, les capacités de plus d’une centaine d’acteurs nationaux seront renforcées à travers une série de quatre ateliers sur la communication de crise, les stratégies de communication sur les risques, le rôle de porte-parole.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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